Entre les deux géants de la navigation Internet, Microsoft et Netscape, y a-t-il place pour d'autres fureteurs ? La tendance du marché depuis un an semble dire non, mais d'audacieuses entreprises tentent de se frayer un chemin.
Par exemple, la petite firme new-yorkaise Big Foot vient de lancer cette semaine un fureteur léger (400 k) appelé NeoPlanet, qui entend simplifier la navigation Internet en la rendant semblable à la télévision.
La simplicité d'utilisation est effectivement une vertu que les deux Goliaths du Net perdent de plus en plus avec leurs grosses artilleries, les ajouts de "canaux" et autres "plugiciels" qui finissent par leur donner des tailles monstrueuses. La version complète d'Internet Explorer 4, avec tous ses greffons, va chercher dans les 90 megs!
Cette lourdeur croissante pourrait redonner une chance aux fureteurs "alternatifs". Outre NeoPlanet, on peut mentionner Opera (de conception norvégienne), le navigateur multilingue Tango de la firme québécoise Alis Technologies, et d'autres. Mais le défi est de taille! Au début de 1996, il y avait encore 23 % des internautes qui "surfaient" avec d'autres logiciels que Netscape ou Internet Explorer. Aujourd'hui ils ne sont plus que 2 %, selon la dernière enquête du cabinet Zona Research. Mosaic, par exemple, qui dominait le terrain avant l'arrivée de Netscape en 1994, ne retient plus que 1 % des internautes.
Le site BrowserWatch notamment permet de suivre l'évolution sur le front stratégique des fureteurs.