Certains internautes commencent à être un peu dépassés par le nombre de sites Web réclamant un code d'usager et un mot de passe afin de les identifier.
Avec le développement des services personnalisés sur Internet, en effet, ce genre de formalité ne cesse de se multiplier : inscription aux annuaires d'adresses électroniques, à des services de nouvelles sur mesure, vérification des états de compte Internet, téléphonie en ligne, sites de transactions bancaires et financières, etc.
Cette formalité est bien entendu nécessaire afin de garantir une certaine confidentialité aux transactions effectuées sur le Web. Mais, en bout de ligne, cela complique drôlement la vie. Si l'on utilise toujours les mêmes données, elles n'ont plus rien de confidentielles. Il faut donc multiplier codes et mots de passe, au risque... de s'y perdre soi-même!
Le laboratoire de recherche de la société Lucent Technologies travaille actuellement à une solution simple, fiable et fort ingénieuse. Il s'agit d'un serveur Proxy, sorte d'intermédiaire entre le réseau et l'usager, qui se charge de créer un nouveau jeu de codes pour chaque site visité. Il les produit ensuite automatiquement à chaque nouvelle visite, sans que l'on ait à s'en soucier. Ce projet de recherche est baptisé LPWA, pour Lucent Personalized Web Assistant.
Avec ce système, l'internaute n'a plus qu'à retenir un seul jeu de codes : celui qui l'identifie lorsqu'il se connecte sur le serveur Proxy. Ensuite, c'est celui-ci qui se charge de retrouver dans sa base de données les jeux de codes spécifiques permettant d'accéder à chaque site sécurisé.
De plus, le serveur génère également une adresse e-mail unique et confidentielle pour chaque inscription. Il se chargera ensuite de réadresser à l'adresse réelle de l'usager les messages envoyés à toutes ces adresses "anonymes". Au-delà d'une confidentialité totale, cette caractéristique permet de filtrer les messages selon le service qui en est la source, avec en prime la possibilité de lutter éventuellement contre des avalanches de courrier non désiré.
Christian Aubry
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