Le succès des nouvelles technologies de l'information et des communications aux Etats-Unis est tel que les chasseurs de tête s'arrachent les cheveux. Il n'y a plus assez de chefs d'entreprise talentueux et dûment qualifiés pour toutes les diriger!
Les profits générés par ce secteur en expansion vertigineuse sont tels que les capitaux s'y précipitent. Et comme la recherche avance à toute allure, les projets de nouvelles entreprises et de joint ventures s'y multiplient comme des petits pains. Mais encore faut-il que chacune d'entre elle trouve son boulanger.
Le cas d'Apple illustre parfaitement cette pénurie, explique un recruteur californien: "Les candidats vraiment bons, ceux qui auraient la capacité de remettre sur pied une compagnie comme Apple sont appelés quatre fois par jour par des gars comme moi. Cela ne les incite pas à prendre de gros risques". Et c'est ainsi que Steve Jobs vient de reprendre - provisoirement - du service à la tête de cette firme en difficulté. PointCast est un autre exemple puisque, depuis qu'elle s'est mise à recherche d'un CEO (Chief Executive Officer) en juin dernier, on entend beaucoup moins parler d'elle.
Certaines entreprises font ainsi faillite faute de trouver à temps un capitaine à la hauteur de leurs ambitions. Alors qu'il suffisait de trois à quatre mois autrefois pour dénicher le CEO parfait, il faut maintenant six mois et plus, quitte à se contenter d'un candidat de deuxième choix, à promouvoir un chef de département à l'interne ou à aller chercher un dirigeant d'expérience dans une autre industrie. Dommage qu'on ne puisse recycler ainsi tous les laissés pour compte de l'ère électronique...
Voir l'enquête (en anglais) du San Francisco Chronicle d'où sont tirées ces informations.
C.A.
PS - Si un chasseur de tête désespéré lit ces lignes, qu'il n'hésite pas à me contacter. J'ai toujours rêvé d'un TRÈS TRÈS GROS salaire! ;-D