Les premiers lecteurs DVD (disque vidéo-numérique) sont sortis en première mondiale au Japon, en fin de semaine, mais leur envol sur le marché pourrait être freiné par le manque de titres pour ce nouveau format.
On sait que les DVD, qui sont attendus depuis longtemps par l'industrie du multimédia, offrent une grande capacité de stockage. Un disque à simple densité, par exemple, peut contenir 4,7 giga-octets de données, soit sept fois la capacité des cédéroms actuels; ce qui permet notamment d'y enregistrer 135 minutes de film avec une résolution des plus fines et un son de haute qualité.
Vendredi, les sociétés Matsushita et Toshiba ont lancé trois de ces lecteurs révolutionnaires, dont les prix varient de 900 $ à 1150 $ (CAN) environ. Le problème est que ces merveilleuses machines risquent de tourner à vide pour quelque temps encore. Car il n'y a encore que très peu de disques publiés dans le nouveau format, et on ne prévoit que 40 à 50 titres avant la fin de l'année. C'est d'ailleurs ce qui a amené Sony à retarder le lancement de son lecteur au printemps.
Les fabricants électroniques japonais espéraient que les producteurs hollywoodiens lanceraient des films dans le nouveau format numérique dès cet automne, mais ce n'est que la semaine dernière que l'industrie du divertissement s'est ralliée autour de nouvelles techniques anti-piratage.
Les premiers lecteurs lancés vendredi à Tokyo ne sont que l'enfance de l'art du DVD. Il ne s'agit encore que d'appareils qui se branchent sur le téléviseur. On attend vers la fin de l'année ou au début de 1997 les lecteurs vidéo-numériques pour ordinateurs, qui sont promis -- personne n'en doute -- à un grand avenir. Pour plus d'informations, voir le reportage dans Japan Times.