La Commission européenne s'est penchée aujourd'hui sur l'un
des problèmes les plus épineux de l'ère de l'information : comment enrayer la pédophilie et d'autres usages
criminels du réseau Internet.
Le sujet a été propulsé à l'ordre du jour de la Commission par la sordide affaire Dutroux en Belgique,
qui n'en finit plus de défrayer les manchettes depuis un mois.
La Commission ne favorise pas la voie législative pour barrer la voie à la
cyberporno, mais elle propose d'autres types de mesures pour tenter d'enrayer à court terme
la circulation de pornographies infantiles et d'autres matériels offensants dans les 15 pays de l'Union européenne.
Ces mesures comprennent, entre autres, un appel à la vigilance des parents, une collaboration accrue entre les divers pays, l'autorégulation à partir d'associations
de fournisseurs d'accès Internet et l'usage généralisé de logiciels de filtrage.
Par ailleurs, la Commission endosse la proposition, lancée la semaine dernière, de convoquer une conférence
internationale en Allemagne sur les moyens d'empêcher l'usage d'Internet à des fins criminelles.
Détails sur Reuter.
(Voir aussi un reportage sur la cyberporno dans le Time Magazine).