Un projet de recherche pour dresser un portrait global de l’industrie du logiciel au Canada vient de recevoir un appui financier important de la Banque canadienne impériale du commerce.
La Banque a, en effet, versé 150 000 $ à la Fondation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) pour la réalisation de ce projet échelonné sur cinq ans et qui vise à fournir à l’industrie « un ensemble de données sur les niches porteuses ».
Dirigée par le professeur Jorge Niosi, du département des sciences administratives de l’UQAM, cette recherche viendra combler un vide inquiétant. Car, même si l’industrie canadienne du logiciel produit des ventes de 2 à 3 milliards de dollars et emploie près de 100 000 personnes, son portrait statistique demeure floue. De fait, selon le professeur Niosi, l’information sur cette industrie appartient davantage aux investisseurs institutionnels des États-Unis, et tout particulièrement aux producteurs américains de logiciels, qui sont souvent prêts à payer des dizaines ou des centaines de millions de dollars pour acheter des firmes dont les Canadiens n’ont jamais entendu parler.
Le projet, qui sera mené en collaboration avec les représentants de l’industrie, vise, dans un premier temps, à recenser le plus précisément possible le nombre d’entreprises de production de logiciels, qu’elles soient des producteurs spécialisés, des fabricants d’équipement, des usagers ou des sociétés de services informatiques. Par la suite, on prévoit évaluer la dynamique de l’industrie; mesurer l’impact des politiques fédérales et provinciales dans le soutien au financement, la protection intellectuelle ou la création de programmes d’études au collégial et à l’université; et mener des études de cas sur des sujets d’importance, tel le rôle du capital de risque, la gestion des consortia en R-D et le marketing de produits.