Après le téléphone et le câble, une troisième voie d'inforoute,
basée sur les micro-ondes, sera bientôt ouverte au Canada.
Une trentaine d'entreprises ont déjà postulé pour ce service auprès d'Industrie Canada, qui leur a
demandé un plan d'affaires avant le 15 mai. Les licences devraient être accordées d'ici quelques
mois.
La technologie de transmission par micro-ondes, appelée Systèmes de télécommunications
multipoint locaux (STML), présente de nombreux avantages. Moins coûteuse que la
câblodistribution, elle peut relier foyers et entreprises par un réseau sans fil à large bande; donc,
offrir un accès haute vitesse à Internet et permettre la vidéoconférence.
Ottawa avait eu jusqu'ici une attitude plutôt conservatrice à l'égard des STML. Mais le 29 février
dernier, Industrie Canada a annoncé tout à coup la libération de six blocs de fréquence de 500
mégahertz (Mhz) dans la gamme du spectre électromagnétique propre aux transmissions
micro-ondes (entre 25,35 et 28,35 Ghz). C'est trois fois plus que ce qui est utilisé actuellement au
Canada. De fait, chacun des ces blocs offre assez d'espace pour transmettre 100 canaux de
télévision classiques.
Pour accroître la concurrence et permettre l'entrée de nouveaux joueurs dans l'arène convoitée
des inforoutes, le ministère fédéral a écarté les compagnies de téléphone et de câblodistribution de
ce premier concours pour les fréquences STML.