André Boily
Agence QMI

Pour diviser l'opinion, les «bots» russes s'animent sur les réseaux

Pour diviser l'opinion, les «bots» russes s'animent sur les réseaux

paulrevererides.files.wordpress.com (ShutterStock)

André Boily

L'armée de robots russes sur les réseaux sociaux a été très active pendant les heures qui ont suivi la récente fusillade dans l'école de Floride, et ce toujours avec le même objectif ; diviser l'opinion publique.

Décidément, les bots ou robots d'origine russe n'en ratent pas une sur les réseaux sociaux. Plus vite que les médias traditionnels ou locaux, ils ont, peu après la tuerie de l'école de Parkland, en Floride, déferlé avec des mots-clics comme #guncontrolnow ou #parklandshooting.

Si on sait qu'ils sont d'origine russe, c'est parce que la majorité de ces comptes sont sous surveillance du conseiller spécial Robert S. Mueller, écrit le New York Times, responsable de faire la lumière sur l'ingérence russe dans la dernière campagne électorale aux États-Unis.

Pour le directeur Jonathan Morgan, de la société New Knowledge spécialisée dans la surveillance des campagnes de désinformation en ligne, le comportement des bots russes demeure très typique sur des nouvelles comme celle de la récente fusillade en Floride, ceux-ci visent essentiellement et systématiquement tout ce qui apporte de la division chez les Américains, ajoute le journal new-yorkais.

Des comptes automatisés sur Twitter

Comme sujet de discorde chez nos voisins il n'y a pas meilleur sujet que le contrôle des armes à feu. Bref, sur les réseaux sociaux, les bots moussent les divisions dans l'opinion publique rendant encore plus improbables les solutions de compromis.

Sur Twitter, des centaines de comptes automatisés liés à l'influence russe sont reconnus par leurs messages diffusés à très haut volume ou par leurs contenus qui correspondaient de façon évidente à des centaines d'autres comptes sur le même thème.

Race, religion, immigration, armes, tous les points faibles de la société américaine sont exploités par ces bots étrangers pour entre autres semer le doute dans les institutions du pays, comme les médias ou la justice.

Le ver est dans le fruit

Pour d'autres spécialistes, relate le NYT, si des personnalités bien connues reprennent les messages des faux comptes ou bots, ces messages gagnent automatiquement en légitimité ou en popularité envers les véritables abonnés.

Comme on dit, le ver est dans le fruit. Pour les trois grands des réseaux sociaux que sont Facebook, Google et Twitter, il faudra faire davantage qu'embaucher des modérateurs sur leur plateforme respective pour déloger la désinformation.



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