André Boily
Agence QMI

Publicités et discours haineux, faire le ménage de Facebook sera complexe

Publicités et discours haineux, faire le ménage de Facebook sera complexe

La plateforme publicitaire de Facebook est très laxiste

André Boily

Influences étrangères de déstabilisation, publicités extrémistes et discours haineux ou raciaux, le nettoyage de la plateforme Facebook sera laborieux.

S'il y a eu une bonne nouvelle concernant Facebook cette semaine, c'est bien le choix de la direction du grand réseau social d'implanter à Montréal son nouveau et quatrième centre de recherche en intelligence artificielle.

Par contre, une série de manchettes expose le travail considérable à faire pour purger la plateforme d'éléments qui jettent un discrédit ou qui nuisent à l'image de Facebook.

Pas plus tard qu'hier, on apprend sur le site Slate que l'organisme de journalisme sans but lucratif new-yorkais ProPublica a testé la plateforme publicitaire de Facebook sur laquelle il a pu cibler des utilisateurs qui exprimaient des intérêts dans des sujets comme la haine des juifs, les nazis SS ou encore sur d'autres comme le meurtre de musulmans radicaux ou sur le KKK.

Si la catégorie visée était assez large ou nombreuse, les outils publicitaires de Facebook approuvaient les publicités en moins de 15 minutes. «Quand Slate a voulu reproduire le même processus avec d'autres clientèles de groupes haineux, les mêmes outils ont approuvé la mise en ligne des publicités en moins d'une minute.

En d'autres mots, Facebook permet à n'importe quels annonceurs de rejoindre à peu de frais des groupes nazis, antisémites, avec une très grande facilité. Si le public cible même très restreint réagit aux annonces, le 20 $ payé pour l'annonce peut rapporter gros.

C'est ce qui s'est produit avec l'ingérence russe dans la plateforme Facebook, où des groupes pro-Kremlin ont pu avec quelque 100 000 $US influencer nombre d'utilisateurs dans la dernière élection américaine. «Dans un monde de micromarchés où l'on peut cibler des individus dans un code postal précis, un placement de 100 k$ peut aller très loin (...) Si le message décolle, celui-ci pourra être vu par des millions de gens», selon le New York Times, dans un article sur la déferlante anti-immigration propagée par une page Facebook liée au Kremlin.

Nul doute que les ingénieurs en intelligence artificielle, actuels et nouveaux de Facebook, ont du pain sur la planche pour purger une plateforme aussi gigantesque.



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