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#AgressionNonDénoncée: les femmes se mettent à parler

#AgressionNonDénoncée: les femmes se mettent à parler

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Un mouvement pour encourager les victimes de violences sexuelles à dénoncer leur agresseur prend de l'ampleur depuis une semaine sur Twitter et la Fédération des femmes du Québec a emboîté le pas mercredi.

«Émue par les témoignages qui se font sous #AgressionNonDénoncée. Ensemble, nous sommes plus fortes. #Solidarité Vous êtes courageuses», a écrit mercredi matin la Fédération des Femmes du Québec sur le média social.

Sous le mot-clic #AgressionNonDénoncée, des centaines de femmes racontent en quelques mots leur propre expérience, qu'elles avaient plutôt choisi de taire.

«Qui allait me nourrir, me loger, m'aimer, après l'avoir dénoncé? Et surtout, qui allait me croire et me protéger?», a écrit Patty O'Green.

«16 ans. La drogue du viol existait, mais pas médiatisée/connue à cette époque. N'ai compris que des années plus tard», a révélé pour sa part Lilou.

Plusieurs hommes ont d'ailleurs joint le mouvement en dénonçant une agression subite ou simplement en soulignant le courage des femmes qui dévoilent ainsi des secrets souvent bien gardés.

#BeenRapeNeverReported

Ce mouvement est né d'abord sous son appellation anglophone, #BeenRapeNeverReported (littéralement: avoir été violée et ne jamais avoir dénoncé) à la suite des accusations de violences sexuelles déposées contre l'animateur de radio Jian Ghomeshi.

Créé par la journaliste Sue Montgomery, le mot-clic a vu défiler des milliers de confessions d'hommes et de femmes. Elle-même victime d'une agression pour laquelle elle n'a pas porté plainte, Mme Montgomery s'est dite touchée de constater l'ampleur que prend le mouvement.

«Je savais que plein de femmes étaient agressées, mais je suis surprise qu'autant de femmes veuillent le dire publiquement. Ça, je trouve ça incroyable. J'espère que nous ne sommes au début d'une révolution. J'espère que ça ne sera pas juste un mot-clic et que la semaine prochaine on en aura un autre», a-t-elle confié.

La semaine dernière, un tweet de la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, dans lequel elle révélait avoir été agressée sexuellement trois fois plutôt qu'une, avait beaucoup fait réagir.

La présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechênes, a aussi fait une confidence similaire. Les deux femmes n'ont toutefois pas souhaité donner davantage de détails, laissant toute la place au mouvement qui continue de prendre de l'ampleur sur le web.

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