La «matricule 728» soulève de nouveau les médias sociaux


Catherine Beaumier Lacroix

La policière de Montréal Stéphanie Trudeau – le matricule 728 – continue de susciter l’indignation dans les médias sociaux, où on va jusqu’à souhaiter son «exécution».

Sur Facebook, plus de 20 pages et groupes la mettent en vedette.

Si certains dénoncent les récents événements avec un brin d’humour, comme sur une page créée par une boutique érotique qui promet d’offrir un chèque-cadeau de 500 $ à Mme Trudeau afin de l’aider à «se détendre», la plupart n’y vont pas de main morte pour dénoncer ses agissements.

La page Congédiement de la constable 728 (Stéphanie Trudeau) du SPVM, qui récoltait près de 8000 «j’aime» vendredi en milieu de journée (environ 24 heures après sa création), en profite pour se questionner sur la déontologie policière au Québec.

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Le groupe Exécution de Stéphanie Trudeau et la page Exécution de Stéphanie Trudeau – SPVM – Matricule 728 sont plus radicaux, comme l’indiquent leurs noms.

Sur Twitter, une simple recherche avec les mots-clics #spvm et #matricule728 démontre bien à quel point la consternation est étendue.

Une pétition en ligne réclamait aussi que Stéphanie Trudeau soit démise de ses fonctions. Des milliers de personnes l’ont signée.

Stéphanie Trudeau, suspendue et désarmée à la suite de l’arrestation musclée du 2 octobre, qui a été filmée et partagée sur YouTube, n’en est pas à ses premières frasques.

Elle s’était déjà fait remarquer lors d’une manifestation étudiante à Montréal, en mai dernier, avait fait l’objet d’une plainte en déontologie policière en décembre 2003, et avait reçu une sanction de six jours de suspension en novembre 2001 après avoir adopté «une attitude agressive envers les membres du personnel de l’Hôpital Sainte-Justine» lors d’une enquête.


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