PARIS - La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a conclu mardi que le fameux bogue Facebook n'en était pas un, comme l'avait d'ailleurs rapidement affirmé la direction du réseau social, lundi dernier.
La CNIL est un organisme français indépendant chargé, comme on peut le lire sur son site internet, de veiller à ce que l'informatique ne porte atteinte ni à l'identité des citoyens, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles.
Le 24 septembre, les médias avaient rapporté un dysfonctionnement de Facebook qui avait fait apparaître des messages privés postés avant 2009 sur le mur, public, des utilisateurs.
L'autorité administrative a analysé la situation et s'est entretenue avec les représentants de Facebook en Europe avant de conclure que «les messages incriminés par de nombreux utilisateurs de Facebook semblent être exclusivement des messages "wall-to-wall" (de murs à murs) et non des messages envoyés par l'intermédiaire de la "messagerie privée" de Facebook».
«Le caractère privé du contenu de certaines des communications révélées semble indiscutable, a toutefois estimé la CNIL dans son communiqué publié mardi. En d'autres termes, les utilisateurs avaient l'impression d'envoyer des messages privés lorsqu'ils utilisaient la messagerie wall-to-wall.»
La CNIL a notamment expliqué que le fonctionnement de Facebook avait beaucoup changé depuis 2010 et qu'avant cela, les messages de murs à murs étaient davantage perçus comme des messages privés par les utilisateurs.
Elle reproche par ailleurs au réseau social d'avoir effectué d'importants changements sans aviser correctement ces derniers. Des changements qui ont rendu entre autres accessibles certains contenus qui étaient auparavant de nature privée.