Facebook a réagi à l'annonce lundi matin concernant le problème d'affichage de messages privés sur le journal public des utilisateurs du réseau social. La planète web est en émoi et les preuves publiées par des «victimes» du bogue ne cessent de s'accumuler.
Contacté par le journal français Le Monde, un porte-parole de Facebook France aurait mentionné que:
«Une minorité d'utilisateurs de Facebook s'est inquiétée en voyant s'afficher des messages qu'ils pensaient privés sur leur Journal (Timeline). Les ingénieurs de Facebook ont analysé ces requêtes et confirmé que les messages en question étaient des anciennes publications, visibles précédemment sur leur profil. Facebook affirme qu'il n'y a eu aucune faille dans la sécurité des données des utilisateurs».
La même déclaration aurait été faite au blogue spécialisé TechCrunch, aux États-Unis.
Habitué à être pointé du doigt pour des questions concernant la vie privée de ses utilisateurs, Facebook reste sur sa position et n'admet donc toujours pas qu'un bogue serait survenu.
Deux scénarios sont envisageables. D'abord, Facebook se trompe ou ne désire pas admettre un véritable bogue. Sinon, la raison donnée par le réseau social tient la route lorsqu'elle affirme que les usagers maîtrisaient mal la politique de confidentialité de l'époque (de 2007 à 2009, même jusqu'à 2011).
Si tel est le cas, il serait peut-être temps pour les centaines de millions d'utilisateurs de lire la politique de confidentialité de Facebook.
Couplé à l'article publié dans l'hebdomadaire Barron's - affirmant que le titre de Facebook est surévalué -, le malaise général survenu à la suite des événements a sérieusement affecté la valeur de l'action du réseau social. Celle-ci a chuté d'environ 9 % durant la journée de lundi.