Les robots les plus dangereux ne sont pas nécessairement les plus gros...
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Quel général ne rêve pas de pouvoir envoyer ses forces au combat sans risque de perdre des vies humaines? Si on est encore loin du Terminator personnifié par Arnold Schwarzenegger, les robots de guerre sont bien réels et transforment les tactiques des militaires sur le terrain.
Les robots trouvent leur utilité dans l'armée en palliant les lacunes des humains: ils ne se fatiguent pas, ne dorment pas, ont toujours un moral d'acier et n'hésite pas à faire face à l'ennemi.
La mobilité
Par exemple, l'un des problèmes des soldats est qu'ils doivent porter tellement d'équipements que cela nuit à leurs mouvements et à leur capacité à réagir en cas d'attaque. Pour résoudre ce problème, l'armée américaine développe le LS3 (Legged Squad Support System), un prototype de robot à la forme d'un cheval sans tête.
Il lui est possible de porter de l'équipement lourd (jusqu'à 400 livres) sur n'importe quel type de terrain, un peu comme un âne. Les soldats peuvent donc se déplacer plus rapidement et plus loin et surtout, en étant moins fatigués. Un avantage de taille lorsque l'on doit courir pour se mettre à couvert lors d'une embuscade.
Avoir des yeux partout
Les robots remplacent les yeux des soldats. Avec l'avènement des guerres urbaines, il y a de plus en plus d'endroits où l'ennemi peut se cacher. Grâce à eux, il est donc possible de connaître exactement la localisation des forces ennemies avant de les bombarder.
Les drones - qu'ils soient sous la forme d'avions ou d'insectes (photo: papillon robot israélien) - peuvent espionner l'ennemi, du haut des airs ou en s'infiltrant clandestinement dans leur base pour y trouver des informations.
De son côté, l'infanterie a aussi la possibilité d'envoyer un robot en reconnaissance avant d'entrer dans un immeuble occupé par des forces hostiles.
La surveillance
Contrairement aux hommes, un robot n'a pas besoin de dormir et n'est jamais distrait, comme en fait foi le robot SGR-A1. Créé par Samsung, il est déployé en Corée pour garder la frontière, tout en étant capable de faire feu sur une cible se trouvant à plus de deux kilomètres.
Par ailleurs, de récentes expériences ont permis de recharger la batterie d'un drone aérien à l'aide d'un rayon laser. Les militaires peuvent ainsi compter sur une surveillance 24 heures sur 24.
L'endurance et la robustesse
Un autre défaut des humains est… leur fragilité! Les véhicules sans pilote (Unmanned ground vehicules) peuvent voyager du point A au point B sans intervention humaine.
Révélé en 2006 et testé depuis par l'armée américaine, le Crusher (photo) peut porter jusqu'à 8000 livres de blindage et de marchandises sans que cela affecte sa mobilité. C'est beaucoup plus qu'un véhicule de taille équivalente devant être conçu pour accommoder des humains. Avec sa suspension à six roues, il pourra ravitailler les troupes où qu'elles se trouvent.
Des soldats peuvent aussi être accompagnés d'un robot équipé de mitraillettes. S'ils sont cernés, ils peuvent l'envoyer à l'assaut de l'ennemi sans avoir à s'exposer.
On cherche aussi à éloigner les soldats du champ de bataille. Pourquoi risquer une vie humaine, et un choc post-traumatique, quand on peut envoyer un drone faire le sale boulot? Plusieurs robots peuvent trouver et désarmer des mines, laissant ainsi les démineurs hors de danger.
Certains robots aériens, comme le Predator de l'armée américaine, sont équipés de missiles de précision. Des soldats situés à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de là, mènent l'attaque à partir d'équipements ressemblant à de complexes consoles de jeux vidéo.
Selon le magazine The Atlantic, l'administration Obama aurait effectué 126 attentats grâce à des drones au Pakistan dans les 20 premiers mois de son mandat. La CIA aurait ainsi tué près de 800 personnes: des chefs de guerre, mais aussi des victimes innocentes…
Les guerres de robots, l'avenir des conflits armés?
Comme vous l'aurez constaté, les robots ont des avantages tactiques évidents pour mener des guerres avec un minimum de pertes de vies humaines. Moins chers que des avions de combats ou des tanks, les grandes puissances se sont lancées dans une véritable course à l'armement robotique.
Ces technologies devenant de plus en plus accessibles, plusieurs experts prévoient que les nations les plus pauvres, voire des armées privées et des entreprises mercenaires, pourront également s'équiper de drones ou d'autres types de robots pour mener leurs combats.