André Boily
Agence QMI

Les agences de sécurité américaines déconseillent l'utilisation des téléphones Huawei

Les agences de sécurité américaines déconseillent l'utilisation des téléphones Huawei

Des appareils ZTE et Huawei côte à côte, par Area Mobile

André Boily

«Trop liée ou trop proche du gouvernement chinois» disent à l'unisson les trois plus importantes agences de sécurité aux États-Unis au sujet du fabricant de téléphones intelligents Huawei, au point de déconseiller fortement l'utilisation de leurs produits et services.

Non seulement Huawei, mais aussi le fabricant ZTE sont deux entreprises chinoises accusées par la direction des six agences américaines de renseignement et de sécurité d'être trop proches du gouvernement de Pékin et, de ce fait, découragent l'utilisation de leurs produits et services par les Américains, - ne recommandation émise hier pendant les auditions du Sénat responsable du renseignement. Des six agences du renseignement, on compte les FBI, CIA et NSA.

Fuites, vols d'informations, espionnage

Ces dernières craignent des risques à la sécurité que posent des entreprises détenues par des gouvernements étrangers qui peuvent obtenir par des fabricants de téléphones intelligents des positions à l'intérieur des réseaux de télécommunication aux États-Unis pour exploiter des vulnérabilités et accéder à des informations.

Ces agences donnent comme exemple Huawei qui a été fondée par un ingénieur de l'Armée de libération du peuple chinois lequel est décrit par les politiciens américains comme un «membre effectif du gouvernement chinois».

Le gouvernement américain songe à légiférer pour interdire les employés de gouvernement et agences d'utiliser les appareils Huawei et ZTE.

L'entreprise Huawei rétorque que plusieurs agences américaines visent apparemment à empêcher ou freiner les activités de Huawei en sol américain et que l'entreprise obtient la confiance de gouvernements et de clients dans 170 pays dans le monde où elle partage ses capacités et chaînes de production.

Ceux qui étaient à la foire de l'électronique CES en janvier dernier se rappellent du discours du PDG Richard Yo qui a exprimé son désespoir devant le refus d'AT&T de vendre ses produits, soulignant que c'était non seulement «une grande perte pour sa société, mais une plus grande encore pour les consommateurs».

Il sera intéressant de connaître la réaction du gouvernement chinois et, le cas échéant, sa riposte commerciale.



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