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Sans-fil: une compétitivité à quel prix?

Verizon - Sans-fil: une compétitivité à quel prix?

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MONTRÉAL – Le Conseil du patronat du Québec demande au gouvernement Harper de clarifier les règles de propriété dans le secteur des télécoms afin de ne pas permettre aux entreprises étrangères de prendre pied au pays.

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L'affaire est dans l'actualité depuis plusieurs semaines, après que le gouvernement fédéral eut bloqué l'achat d'un petit joueur du sans-fil, Mobilicity, par l'un des trois grands des télécoms au pays, Telus.

Ottawa a refusé le transfert de licences en arguant qu'il cherchait à accroître la concurrence au pays. Depuis lors, les rumeurs se font persistantes à l'effet que l'Américaine Verizon est en pourparlers avec Mobilicity et a fait une offre à un autre joueur, Wind Mobile.

Dans une lettre adressée vendredi au premier ministre Stephen Harper, le président du Conseil, Yves-Thomas Dorval, se dit en accord avec la volonté du gouvernement de favoriser davantage la concurrence et la compétitivité au sein de l'industrie.

Toutefois, il apparaît essentiel pour l'association patronale que la réglementation «demeure adaptée au contexte canadien et continue d'offrir aux entreprises d'ici, par l'entremise d'un accès au spectre des fréquences de téléphonie sans fil, l'oxygène nécessaire pour pouvoir croître et prospérer».

Le Conseil du patronat estime que la possibilité, pour une très grande entreprise étrangère de télécoms sans fil, de se prévaloir d'avantages prévus pour favoriser la croissance des plus petites dans le marché canadien, «nous semble incompatible avec l'esprit des changements apportés à la réglementation qui encadre l'industrie au Canada».

Selon le Conseil, cette brèche pourrait s'avérer «en effet néfaste ultimement pour l'économie canadienne et québécoise, particulièrement».

«Votre gouvernement doit poursuivre, certes, son orientation de favoriser un environnement bénéficiant des avantages de la concurrence, mais visant également à créer plus de richesse, entre autres pour des entreprises déjà implantées au Canada, notamment au Québec, et non à l'encontre de ces dernières», écrit M. Dorval.

Le Conseil ajoute ainsi sa voix à Telus, Rogers Communications et BCE qui affirment que les règles actuelles accordent un avantage aux compagnies étrangères du sans-fil.



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