L’EXOPC : la tablette québécoise

Chronique de Pascal Forget - L’EXOPC : la tablette québécoise


Pascal Forget

Dernière mise à jour: 20-11-2010 | 04h00

Après plus de sept mois d’attente, j’ai enfin pu mettre la main sur l’ordinateur tablette EXOPC Slate, conçue à Rimouski.

Au départ, ce devait être une tablette grand public qui devait concurrencer le iPad... Mais elle s’est transformée en plateforme de développement, un produit pour permettre aux programmeurs de créer et tester des programmes pour leur prochaine génération de tablettes.

Quelques caractéristiques qui différencient l’EXOPC du iPad d’Apple: l’écran tactile est plus grand, de 11,6 pouces de diagonale, et il est aussi plus allongé, comme une télé HD. La tablette supporte les pages Web en Flash et tous les programmes Windows...

À la base, c’est un ordinateur complet, qui roule Windows 7 Édition Familiale Premium, auquel on peut relier facilement un clavier, une souris ou les périphériques grâce à deux ports USB.

L’EXOPC a aussi une caméra web, et un lecteur de carte mémoire SD. Son prix est de 649 $ pour le modèle de 32 Go.

Évidemment, on veut utiliser principalement l’EXOPC avec les doigts! Pour se différencier des ordinateurs tablettes tactiles (avec clavier) basées sur Windows qui existent depuis des années, on propose une couche logicielle (EXOPC UI Layer), un programme qui fait disparaître Windows, qui continue de fonctionner derrière.

On a alors accès à une interface plus conviviale, qui permet de toucher à de grosses icônes pour naviguer dans ses fichiers, ouvrir des sites Web ou démarrer des applications qui permettent d’écouter des radios Web, de manipuler une carte du monde dans laquelle on peut zoomer avec les doigts, même une application rigolote qui permet de déguiser Brad Pitt.

Je n’ai pas trouvé d’applications inédites ou révolutionnaires, mais plusieurs autres applications pourront être téléchargées avec l’ouverture prochaine de l’ExoStore, une boutique d’applications comme on en trouve déjà sur les téléphones intelligents.

Comparativement au iPad qui peut fonctionner autour de dix heures, l’autonomie de l’EXOPC est limitée, moins de quatre heures. Il faudra souvent chercher une prise électrique et ne pas oublier l’adaptateur, qui est heureusement léger et compact. Et il faut tenir l’écran de façon assez précise pour que l’image soit belle.

LES BOGUES
J’aurais aimé être plus enthousiaste... Mais pour l’instant, les bogues sont encore trop nombreux pour que j’aie pu avoir une expérience agréable.

Je comprends pourquoi l’influent blogue américain Engadget a donné une note de 5 sur 10 à l’EXOPC: il n’est pas encore prêt pour monsieur-madame tout le monde.

Il faudra attendre mi-décembre, si tout va bien, pour essayer la Ciara Vibe, la version grand public de l’EXOPC, pour voir si une tablette québécoise pourra se démarquer non seulement du iPad, mais aussi des autres tablettes qui apparaissent en ce moment sur le marché, comme le Dell Streak et le Galaxy Tab.


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