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Apple

iPhone: une révolution qui n'est pas terminée

Agence QMI 
Michel Munger
28/06/2012 15h10 

 
 
Apple - iPhone: une révolution qui n'est pas terminée
L'iPhone 4S d'Apple. 
Photo AFP / Micheal Nagle

Depuis le lancement de l'appareil iPhone, le 29 juin 2007, plus de 217 millions de téléphones ont été écoulés, et ce n'est pas terminé.

Si l'on se fie aux prévisions faites par la banque d'affaires new-yorkaise Morgan Stanley, Apple devrait vendre 134 millions d'unités cette année. Depuis le lancement de l'appareil, le 29 juin 2007, plus de 217 millions ont été écoulés.

Cette popularité s'explique dans la façon d'Apple de mettre des films, de la musique et des livres dans les mains des consommateurs, croit Philippe Bertrand, associé chez Kohorte Stratégies.

«L'appareil a transformé notre façon de regarder du contenu multimédia, a dit ce spécialiste des communications numériques. Ça fait en sorte que les gens ont envie de l'avoir. Même pour les tablettes, j'ai délaissé le Kindle parce que je ne pouvais pas m'en servir pour prendre mes messages et aller sur Facebook.»

Les clients d'Apple sont aussi actifs et payants, une nouveauté depuis cinq ans. Sept personnes sur dix qui naviguent sur le web avec un mobile détiennent un iPhone, indique la firme de marketing Latitude. Le système rival Android, de Google, se situe à 24 %.

Apple est encore plus vorace en matière de profits tirés du mobile, prenant une part de 80 % au premier trimestre, selon la banque Raymond James.

Ce n'est donc pas pour rien qu'un géant comme Research in Motion (RIM) traverse une période difficile. L'industrie a été dépassée.

«Apple a mangé le gâteau de tellement d'entreprises, a fait remarquer Pierre-Olivier Langevin, analyste financier du gestionnaire de portefeuilles Medici. Je voyais, aujourd'hui, une publicité de Canon qui disait qu'en prenant une photo, on pouvait tout de suite l'envoyer vers l'ordinateur grâce à une puce Wi-Fi. La personne qui voit ça a déjà tout ça sur son téléphone.»

Ce succès n'est pas dû seulement au consommateur, a souligné M. Bertrand de Kohorte Stratégies. Apple a gagné la loyauté des éditeurs d'applications, ceux qui offrent des logiciels au public.

«Apple invite les développeurs, les éduque et leur demande un avis sur ce qui s'en vient. C'est une compagnie au code fermé, mais elle écoute des gens comme nous. Microsoft ne demande pas ce qu'elle devrait changer dans Word.» À titre de cible à abattre, Apple saura-t-elle résister aux assauts de ses concurrentes?

C'est fort possible, a répondu l'analyste Pierre-Olivier Langevin: «Lorsque l'on a réussi à être dominant, l'innovation n'est plus aussi nécessaire pour garder la clientèle. C'est pour cela que chez Medici, nous investissons dans Apple et que nous y croyons énormément.»

Philippe Bertrand voit encore des perspectives de croissance importantes pour Apple et son téléphone. «Une entente avec China Mobile pourrait lui donner une croissance phénoménale en Chine», a-t-il mentionné. Android demeure toutefois une menace.

Un vieux rival, Microsoft, a l'œil sur le marché de l'iPad. «Sa tablette Surface pourrait aller chercher des parts de marché, a admis M. Langevin, mais on se demande si elle ne trahit pas les autres entreprises qui conçoivent des produits pour son système d'exploitation Windows.»



 
 


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