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Les six plus gros (ou ridicules) bogues informatiques

Six bogues informatiques marquants

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Le traumatisme causé par la perte d'une dissertation complète sur un logiciel de traitement de texte ou de votre progression dans un niveau de votre jeu vidéo préféré peut être difficile à surmonter. Mais les bogues informatiques peuvent parfois avoir des conséquences beaucoup plus significatives.

Voyez plus haut notre sélection d'événements historiques, certains catastrophiques ou d'autres loufoques, qui ont été causés par des défaillances de logiciels ou appareils informatiques.

1. Le premier bogue («bug»)

L'origine de l'utilisation du terme «bug» («insecte» en anglais) pour faire référence à des défaillances de système informatique est régulièrement attribuée à une équipe de chercheurs de l'université Harvard en 1947. Ceux-ci avaient identifié un papillon de nuit piégé dans un relais de l'imposant calculateur numérique Harvard Mark II, ancêtre de nos ordinateurs, comme étant la cause d'une erreur. La scientifique Grace Hopper avait consigné l'événement dans un livre de bord en parlant du «premier cas d'un insecte trouvé» dans le «relais #70» à 15 h 45, le 9 septembre 1947.

2. L'écran bleu de la mort de Bill Gates

Si vous êtes un utilisateur de longue date des systèmes d'exploitation de Microsoft, vous avez probablement déjà été confrontés à plusieurs différentes versions de «l'écran bleu de la mort» qui s'affiche lorsque Windows capitule après un bogue. Le programmeur original des logiciels, le multimilliardaire Bill Gates, a lui été humilié par ce message d'erreur alors qu'il s'est affiché en plein milieu d'une présentation publique de Windows 98.

3. Le bogue de l'an 2000

Ce devait être l'apocalypse. Du moins selon les estimations sensationnalistes véhiculées par certains média à l'aube du nouveau millénaire. Le manque de clairvoyance de programmeurs qui avaient l'habitude de tronquer les années en n'en gardant que les deux derniers chiffres (ex. «99» pour 1999) risquait de causer des problèmes majeurs aux systèmes informatiques qui ne pourraient distinguer 1900 et 2000 au premier jour du nouveau millénaire.

Même si les scénarios catastrophiques ne se sont pas réalisés, qu'aucune guerre nucléaire n'a été déclenchée, le passage informatique à l'an 2000 a coûté cher. La BBC estimait qu'au niveau mondial, les gouvernements, entreprises et particuliers avaient dépensé plus de 300 milliards en dollars américains de l'époque pour mettre à niveau leurs systèmes informatiques.

4. Guerre du Golfe: l'échec d'un système anti-missile américain en Arabie saoudite

Le 25 février 1991, 28 soldats américains ont perdu la vie dans une caserne en Arabie saoudite après qu'un système de détection et d'interception de missiles eut échoué à arrêter une fusée irakienne Al Hussein. C'est une erreur de logiciel, couplée à l'incompréhension des militaires du dispositif, qui ont empêché le système de missile sol-air Patriot de l'armée américaine de détruire la fusée ennemie. Tristement, une simple mise à jour a permis de corriger le problème, mais c'était le 26, soit un jour trop tard pour les soldats.

5. Le lancement raté d'Ariane 5 de l'Agence spatiale européenne

370 millions $ US sont partis en fumée lorsqu'un bogue informatique a causé l'explosion de la fusée Ariane 5 et des satellites de l'Agence spatiale européenne qu'elle devait lancer en juin 1996. Le problème de logiciel était imputable à un «dépassement d'entier», survenue lors de la conversion échouée d'une valeur de 64 bits en 16 bits dans un ordinateur de vol. Cela a provoqué une panne du système de navigation, menant ultimement à la destruction de la fusée à 4000 mètres d'altitude 40 secondes après son lancement.

6. Tout l'internet était dangereux pendant une heure selon Google

Vous avez peut-être déjà aperçu les avertissements de sécurité de Google lorsqu'une de vos recherches mène vers un site identifié comme étant potentiellement dangereux par le géant du web américain. Le 31 janvier 2009, pendant environ une heure, l'entièreté des pages web existantes étaient identifiées par Google comme étant dangereuses, y compris la leur. Un billet de blogue publiée par la compagnie le jour même a fourni l'explication: quelqu'un avait ajouté l'adresse «/» dans la liste des sites dangereux, ce qui, par défaut, s'appliquait à toutes les pages web. L'erreur avait rapidement été corrigée.

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