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Des balises réclamées pour l'utilisation des drones

MONTRÉAL - Les drones sont de plus en plus nombreux à voler au-dessus de nos têtes et, même s'ils ont l'air plutôt inoffensifs, ils représentent des dangers. Les pilotes et les instructeurs de vol demandent maintenant qu'on encadre mieux leur usage.

«Notre expression, on appelle ça un "blender" qui vole, explique Pascal Boisse, instructeur chez Koptr Image. Donc, c'est quand même assez proche de la réalité. Et puis, il y a des blessures très sérieuses qui peuvent survenir si on ne fait pas attention.»

Il existe d'ailleurs plusieurs règles pour piloter ces engins. Il est notamment interdit de voler à plus de 90 mètres d'altitude et moins de 150 mètres d'un endroit où on retrouve des gens ou des animaux.

Le vol à moins de 9 kilomètres d'un aéroport ou lorsque les conditions météorologiques sont défavorables est également prohibé.

«La miniaturisation des composantes fait en sorte qu'on peut envoyer les machines plus loin, elles sont beaucoup plus stables et beaucoup plus maniables, soutient David-Étienne Durivage, pilote et cofondateur de Koptr Image. Et c'est là que c'est un petit peu dangereux, parce que n'importe qui peut commander ce type de machine là.»

Pour en faire une utilisation commerciale, les pilotes doivent obtenir un certificat d'autorisation auprès de Transports Canada ou encore se conformer à des conditions d'exemption selon la grosseur du drone.

En 2010, 66 certificats d'autorisation ont été remis au Canada comparativement à 1672 en 2014 et 871 au 31 juillet 2015.

Le nombre d'accidents est également en hausse. Transports Canada a ouvert 69 enquêtes en 2014, 35 jusqu'au 31 juillet 2015, et une poignée pour les années précédentes.

La loi n'oblige pas les pilotes à suivre une formation, mais Transports Canada recommande tout de même fortement de suivre un de ces cours.

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