Stéphane Vaillancourt
Canoë

L'ÉTS ouvre la Maison du logiciel libre, un concept unique

L'ÉTS ouvre la Maison du logiciel libre, un concept unique

Photos Stéphane Vaillancourt / Agence QMI

Stéphane Vaillancourt

Mardi, l'École de technologie supérieure de Montréal inaugurait officiellement sa Maison du logiciel libre.

Ce projet, lancé conjointement avec Google et plusieurs autres partenaires, veut aider les étudiants à parfaire leur expérience en programmation, avant de se retrouver sur le marché du travail.

Qu'est-ce que le logiciel libre?

Le logiciel libre est un mouvement social basé sur le principe de réutilisation autorisée de code existant. L'utilisation, la modification et la duplication sont donc permises et légales.

Il s'agit donc d'un concept qui plaît beaucoup aux institutions d'enseignement, puisque les étudiants peuvent étudier et utiliser le code de certains logiciels à des fins pédagogiques et formatrices, sans devoir débourser des sommes importantes pour acquérir des logiciels ou du code propriétaires.

Quelques exemples de logiciels libres bien connus sont le navigateur Firefox de Mozilla, ainsi que le logiciel de retouche d'image Gimp.

Une application, baptisée ÉTS Mobile, a d'ailleurs été mise sur pied par Thibaut Tauveron, un étudiant pionnier du programme. Celle-ci permet à la communauté de consulter facilement l'horaire des cours, leurs notes et plus encore.

Pourquoi une Maison du logiciel libre?

La mission de la Maison du logiciel libre (ou ML2) est avant tout pédagogique. L'ÉTS souhaite mieux former les étudiants en informatique au niveau de la programmation informatique en leur fournissant un lieu de rencontre et de partage.

Shibl Mourad, directeur de Google Montréal (photo ci-dessus), affirme que «Google veut simplifier l'entrée aux étudiants dans le monde du logiciel libre». Il ne cache pas non plus le fait qu'un tel projet aide à mieux cibler des candidats potentiels qui pourraient rallier les rangs de son équipe, puisque les programmeurs qui ont de l'expérience avec le logiciel libre sont généralement mieux formés et deviennent autonomes plus rapidement au sein d'une équipe comme la sienne.

Comment ça fonctionne?

La Maison permet aux étudiants de proposer ou choisir parmi des projets, que ce soit pour compléter un stage coopératif en entreprise, pour réaliser un projet de fins d'études (individuel ou en équipe) pouvant se dérouler sur une ou deux sessions, d'un projet de Maîtrise ou simplement pour des activités libres.

Par exemple, Google (ou toute autre entreprise) présente des projets, les étudiants participent à leur réalisation, et l'ÉTS crédite les cours.
D'autres universités participent aussi au programme, dont Concordia, McGill, l'UQAM, l'Université de Sherbrooke, ainsi que l'Université Laval à Québec.

Une idée qui a vite porté fruit

L'idée a été lancée au début de l'année 2015 et déjà, en septembre dernier, le projet était mis sur pied. Des étudiants ont déjà terminé les premiers projets et s'apprêtent à passer le flambeau à la prochaine vague.

Selon Jean-Marc Robert (ci-dessus), directeur du département de génie logiciel et leader du projet ML2, il y aurait déjà «une centaine d'étudiants ayant manifesté leur intérêt, ainsi qu'une vingtaine de projets» ayant été proposés.

La direction de l'ÉTS a soutenu le projet dès le départ, y voyant là une occasion d'appliquer concrètement les apprentissages acquis par les étudiants.

Montréal, ville intelligente

La Ville de Montréal est commanditaire de la Maison du logiciel libre. L'équipe de M. Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable des technologies de l'information et de la ville intelligente et numérique, vise à faire de Montréal un chef de file mondialement reconnu parmi les villes intelligentes et numériques.

Pour y parvenir, la Ville mise sur l'octroi de mandats pour réaliser certains projets à moyen terme, grâce au logiciel libre. La Maison du logiciel libre est donc un endroit tout désigné pour y proposer de tels projets et ainsi faire d'une pierre deux coups.

Un avenir prometteur...

Monsieur Chitilian en a également profité pour annoncer l'implantation prochaine d'un réseau de fibres optiques afin d'offrir un réseau à haut débit de bande passante dans le quartier de l'innovation, où l'ÉTS se situe.

À voir l'enthousiasme avec lequel tous les partenaires ont présenté le projet et se sont impliqués depuis le départ, il est clair que la Maison du logiciel libre est vouée à un bel avenir.

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