Emmanuel Delacour
Agence QMI

Imprimante 3D à l'UQAM: quand science et arts se rencontrent

Imprimante 3D à l'UQAM: quand science et arts se rencontrent

l'impression en 3D permettra bientôt aux étudiants de l'UQAM d'imaginer les structures les plus folles. Photo Emmanuel Delacour / Agence QMI

Emmanuel Delacour

MONTRÉAL - Les innovations scientifiques ouvrent parfois la porte à de nouveaux horizons dans des domaines insoupçonnés.

C'est le cas de l'impression en 3D, une avancée technique qui permettra bientôt aux étudiants de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) d'imaginer les structures les plus folles.

C'est dans un local de l'École des arts visuels et médiatiques que la toute première imprimante en 3D a fait son apparition il y a quelques jours à l'UQAM.

Mercredi, des techniciens et des professeurs de l'établissement avaient les yeux rivés sur l'étrange machine. Le concepteur de l'ÉchoRap, un modèle d'imprimante 3D québécoise, Stéphane Rousseau, a donné une formation au groupe.

Fabriqué couche par couche

«Ça fonctionne par dépôt de filament, un peu comme une machine à crème glacée. Couche par couche la machine fabrique un objet en trois dimensions», a expliqué M. Rousseau.

Le procédé, que l'on nomme additif (parce qu'il ajoute peu à peu la matière à l'objet) peut utiliser plusieurs matériaux. Lors de la démonstration, l'imprimante applique un plastique translucide, chauffé et déposé sous forme liquide quelques instants avant qu'il se solidifie. Le système n'est pas sans rappeler le principe du fusil à colle chaude, quoique plus complexe évidemment.

«On peut utiliser de la résine, de l'époxy, de la céramique et même du chocolat, insiste M. Rousseau. Le bec de l'imprimante peut même être remplacé par un laser afin de graver ou de tailler un objet.»

La version québécoise de la machine est un peu différente des énormes imprimantes en 3D que l'on retrouve sur le marché. Elle a été créée à partir de modèles disponibles sur le web, et certaines pièces ont même été fabriquées dans une autre imprimante 3D.

Créer rapidement

«L'avantage, c'est la rapidité de conception. On peut passer de l'image de synthèse dans un logiciel à l'impression en quelques heures», de dire M. Rousseau.

C'est d'ailleurs un des avantages qui séduit Michel Boulanger, professeur d'arts visuels et médiatiques à l'UQAM. «Créer des objets en résine d'époxy sans ce procédé serait bien plus laborieux. Il faudrait faire un moule, le remplir et le laisser prendre, ce qui durerait plusieurs heures. Avec l'imprimante 3D, il suffit de quelques minutes pour créer une image de synthèse et d'une heure ou deux pour fabriquer la sculpture», dit-il.

Si ce sont surtout les étudiants en arts qui profiteront de cette technologie, elle pourra aussi servir à d'autres départements, comme la robotique, puisque la possibilité de créer un élément sur mesure offrira un avantage important aux concepteurs.

Mais pour l'instant, les professeurs et techniciens de l'École des arts visuels et médiatiques garderont jalousement leur nouvelle acquisition afin d'imprimer les objets les plus extravagants.



Cliquez sur «J'aime» pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos