André Boily
Agence QMI

Des jeux en ligne, sans consoles, d'ici quelques années

Des jeux en ligne, sans consoles, d'ici quelques années

Une ancienne capture d'écran des services OnLive, fermés en 2015

André Boily

Le pari des jeux en ligne par Internet, donc sans consoles, n'a pas tenu ses promesses malgré la tentative des gens derrière la société OnLive qui a fermé ses portes après son rachat par Sony Computer Entertainment. Mais selon le PDG de Take-Two, les problèmes de décalage seront chose du passé d'ici un à trois ans.

Créer une plateforme de jeux en ligne sans consoles, c'était le rêve de la techno OnLive, une jeune société de Mountain View en Californie qui avait fait le pari d'offrir un service de jeux infonuagiques, donc gérés sur des serveurs distants. Plus besoin d'acheter des jeux sur DVD ou de les télécharger en ligne, il suffisait de se connecter au service en ligne où une bonne partie du traitement s'effectuait sur de puissants serveurs dédiés.

À ses débuts, le service OnLive fut loué pour permettre aux utilisateurs de tester des jeux sans avoir besoin de les installer, ainsi que son mode spectateur intégré. Par contre, les réactions furent très mitigées. Les critiques avaient noté que la qualité vidéo et les décalages variaient de jeu en jeu et ne considéraient pas le service OnLive comme un substitut complet à la possession de jeux et à leur lecture sur du matériel local.

Par la suite, le rachat d'OnLive par le géant Sony Computer Entertainment en avril 2015 avait mis fin à leurs ambitions. Le géant japonais qui avait déjà avalé l'infrastructure de Gaikai, un rival d'OnLive, a finalement tout intégré dans sa plateforme PlayStation Now. Voilà pour la petite histoire des services de jeux en ligne.

La proximité des serveurs

Peut-être que l'erreur d'OnLive fut de lancer sa plateforme trop tôt, c'est du moins ce qu'en pense le PDG de l'éditeur de jeux Strauss Zelnick qui estime d'une à trois années l'arrivée d'une véritable et solide plateforme de jeux en ligne, sans décalage ni retard entre les ordinateurs et les serveurs dédiés.

Lors d'une conférence la semaine dernière et rapportée par le site Arstechnica, Zelnick prévoit que la montée des jeux en streaming (diffusion en continu) est inévitable, que ce n'était qu'une question de temps afin que la technologie soit à niveau. Pour que cela fonctionne, il ajoute que les serveurs doivent être assez nombreux et dispersés sur le globe tout en étant à proximité des utilisateurs pour éviter le problème de décalage. Une densité qui ne sera envisageable que d'ici trois ans.

Le PDG d'Ubisoft, Yves Guillemot, suggère que les jeux streaming auront remplacé les consoles après une génération et que le marché des jeux va exploser en taille comme en accessibilité avec l'arrivée de décodeurs abordables.

En terminant, outre les détails commerciaux et techniques, ce sont encore les joueurs et les amateurs qui décideront de l'évolution des jeux, en ligne ou non.



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