Steve Tilley
Agence QMI

«God of War: Ascension»: un antépisode pour les 6e aventures de Kratos

Grèce antique - «God of War: Ascension»: un antépisode pour les 6e aventures de Kratos

«God of War: Ascension», est le sixième épisode de la série d'action et sortira le 12 mars 2013 prochain. Photo courtoisie


Steve Tilley

LOS ANGELES — Sa soif de sang est sans limites. Sa rage est infinie. Il n'a jamais rencontré un homme ou un monstre qu'il ne pouvait pas tuer (souvent en déchirant littéralement le malheureux en mille morceaux). Il est sans doute le personnage le plus colérique de l’histoire du jeu vidéo.

Mais Kratos peut-il pleurer? Nous allons peut-être le découvrir dans God of War: Ascension, le sixième épisode de la longue et violente série basée sur le guerrier chauve qui a, à ce jour, tué environ la moitié de la population de la Grèce antique.

Annoncé pour le 12 mars prochain, Ascension est un antépisode aux cinq titres God of War précédents sur PlayStation 2, PlayStation Portable et PlayStation 3. Et, étant le premier jeu de la chronologie, il va présenter Kratos bien avant qu’il ne devienne le dieu courroucé que l’on connaît.

«Avant, il était un homme, il avait une famille, a déclaré Todd Papy, réalisateur du jeu pour les studios Sony de Santa Monica, en Californie. Même si vous risquez de le voir souvent bourru, il s’avère que ce n'est pas toujours le cas dans l’intimité.»

Le jeu se déroule environ 10 ans avant le titre original de 2005, quelques mois après que Kratos eut tué sa femme et sa fille sous l’influence de Arès, le dieu de la guerre.

Ceci est la source de la majeure partie de la colère de Kratos (c’est vrai que ça ne se fait pas trop...), mais God of War: Ascension présente aussi des retours en arrière de moments heureux du guerrier, juste avant qu'il ne devienne une machine meurtrière surnaturelle.

«Notre empathie envers lui va naturellement s’accentuer, a dit Papy. S'il voit quelqu'un souffrir ou mourir, il va tendre la main et tenter de le réconforter.»
Quoi? Kratos? Réconfortant? Il y a quelque chose qui cloche.

«Je ne pense pas que ça montre sa faiblesse, a continué le réalisateur. Des gens m’ont dit qu’ils le trouvaient plus faible; pour moi, la compassion n’est pas une faiblesse.»
J’ai pu me faire la main sur la première demi-heure de la campagne solo au cours d’une présentation du jeu par Sony à Los Angeles, et je peux confirmer que c’est bel et bien un dieu du jeu de guerre. Quelques modifications ont été apportées au système de combat afin de permettre à Kratos de ramasser et manier les armes de ses ennemis. Il peut maintenant lancer ses chaînes sur un méchant et le maintenir attaché tout en continuant à frapper d'autres ennemis.

Mais la folie destructrice de Kratos est toujours bien présente à travers les hordes de soldats, d’insectes, d’hybrides insectes-soldats et les «miniboss».

Cinématographiquement parlant, le jeu est à couper le souffle — comme cette séquence dans laquelle une créature géante arrache un pan entier de la prison dans laquelle Kratos est détenu, et la conserve dans sa main alors que le guerrier est toujours en train de se battre à l’intérieur —, mais aussi très familier. Ce qui n'était pas cassé n'a pas été réparé.

Bien évidemment, le titre est très violent. God of War n'a jamais répugné à la brutalité virtuelle (c'est aussi l'une des séries de jeux vidéo qui présente régulièrement des scènes de nudité féminine), et je me demandais s’il pourrait y avoir un effet paralysant en vue des dernières politiques en matière de contrôle de la violence dans les jeux vidéo.

En un mot: non. «La mythologie grecque est extrêmement, extrêmement violente, nous nous sentions fidèles aux mythes de cette façon, a indiqué Todd Papy. Si ça reflète l’histoire, nous allons le faire. Il existe des films très violents, des émissions de télévision violentes, nous critiquer pour notre mauvaise influence, j’appelle ça de la connerie.»



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