«Splinter Cell Blacklist» marque les débuts d'Ubisoft Toronto

Tom

 Photo Ubisoft


Steve Tilley

TORONTO – Le sort du monde libre repose entre les mains d'un super espion américain hautement qualifié. Et le sort de ce même super espion américain repose désormais entre les mains d'un groupe de personnes de Toronto.

Prévu pour l'été prochain, Tom Clancy's Splinter Cell Blacklist signera les débuts du studio Ubisoft Toronto, le petit nouveau du géant français du jeu vidéo en continuelle expansion.

L'anxiété était palpable cette semaine au sein de l'équipe d'Ubisoft Toronto, car les journalistes étaient invités à découvrir la première version du titre qui marque le septième épisode des exploits de l'espion bourru Sam Fisher, et le premier de la série à ne pas être développé par Ubisoft Montréal.

Qu'ils ne s'inquiètent pas trop. Annoncé pour le mois d'août sur Xbox 360, PlayStation 3 et PC, Blacklist semble avoir trouvé le juste équilibre entre la furtivité des premiers titres de la franchise, et l'action, plus présente sur le Splinter Cell: Conviction de 2010.

Oubliez ça. En fait, Blacklist permet aux joueurs d'adopter des tactiques d'infiltration, faire parler la poudre, où se trouver un petit coin tranquille entre les deux, car Ubisoft sait que les attentes des joueurs envers un tel titre sont aussi riches que variées.

«Pour eux, Sam est un gars qui a toujours les outils à sa disposition pour se faire discret, invisible, non létal, si c'est ainsi qu'ils veulent jouer», a dit le réalisateur du jeu, Patrick Redding.

Même au stade de «prototype», le jeu a l'air fantastique. Les mouvements de Sam sont plus fluides qu'ils n'ont jamais été, en partie grâce à l'important travail effectué par les acteurs du département de capture de mouvements. (Eric Johnson, l'acteur originaire d'Edmonton, effectue à la fois la capture de mouvements et la voix de Fisher, prenant ainsi le relais de l'icône canadienne Michael Ironside, chose qui ulcère encore quelques admirateurs de Splinter Cell).

Le jeu se déroule six mois environ après les événements de Splinter Cell: Conviction, avec un Sam épanoui dans sa préretraite, mais de retour au cœur de l'action lorsqu'un groupe terroriste lance la première d'une série d'attaques contre les intérêts américains sur leurs propres sols ainsi qu'à l'étranger (la fameuse liste noire).

Dirigés par l'énigmatique Sadiq (joué par l'acteur canadien Carlo Rota Mosquée de 24 heures chrono et La petite mosquée dans la prairie), les terroristes représentent une arme maniée par une coalition de nations sans scrupule qui veulent que les États-Unis retirent leurs troupes de leur pays. Étant donné que les États-Unis ne répondent pas aux menaces terroristes, il est peu probable que les choses se terminent bien pour tout le monde.

Pourtant, avec l'armée américaine qui jette son ombre sur des dizaines de pays à travers le monde, et des groupes terroristes de plus en plus organisés et sophistiqués, c'est un scénario qui ne semble pas tiré par les cheveux.

«Je ne veux pas porter de jugement à travers ce jeu, a dit Maxime Béland, le directeur artistique du jeu, qui a quitté Montréal pour faire partie de l'aventure torontoise. Mais j'espère vraiment que certaines personnes pourront voir ce que nous avons fait, méditer et discuter de choses qui se produisent actuellement dans le monde réel.»


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