Steve Tilley
Agence QMI

«DmC : Devil May Cry»: un nouveau visage attachant

Et jeux érotiques - «DmC : Devil May Cry»: un nouveau visage attachant

Photo courtoisie


Steve Tilley

Il ne faut pas juger un livre à sa couverture, ni un homme à sa coupe de cheveux.

Ne vous méprenez pas, Dante – le gangster antihéros de DmC: Devil May Cry — est un «douchebag», sa façon de parler, de s’habiller, et sa coupe de cheveux en sont les preuves. Il se situe quelque part entre Channing Tatum et Justin Bieber.

Et il est brun. Brun! Quiconque a déjà joué à Devil May Cry — il y a déjà eu quatre épisodes du populaire jeu depuis ses débuts en 2001 – sait que Dante a les cheveux blancs.
Mais lorsque l’on voit que Superman peut-être réinventé deux fois en l'espace de sept ans au cinéma, on se dit que Dante n'est pas hors de danger. Voici donc le nouveau visage de Devil May Cry, et même s’il va vous excéder par moment, vous risquez de très vite vous y attacher.

Avec Capcom aux rênes de la firme britannique Ninja Theory - les développeurs de l’excellent Heavenly Sword et Enslaved: Odyssey to the WestDmC: Devil May Cry propose une réinvention de la franchise, un peu à la manière du Star Trek de J.J. Abrams: frais, moderne, et accessible, avec la réintroduction des personnages familiers dans de nouveaux contextes, tout en conservant l'ADN.

Le jeu retrace les origines du héros à l’épée, né de l’accouplement entre un ange et un démon, ce qui lui donne le pouvoir d'entrer dans les limbes, une couche parallèle de la réalité dans laquelle les bâtiments ondulent de manière menaçante, où les monstres jaillissent des ombres, et où les cuves d'une usine de boissons gazeuses s’avèrent être les entrailles d'un démon vieux de 1 200 ans. Santé!

Avec l'aide de son frère Vergil et d’une sorcière qui utilise des bombes de peinture à la place des traditionnelles baguettes magiques, Dante doit engager la guerre avec Mundu, un démon suceur d’âme qui revêt la forme d'un magnat de la banque (évidemment) et contrôle les gens par le biais d'un empire médiatique et d’une boisson énergétique mélangée à de la drogue. Red Bull vous donne... des cornes?

La chose la plus importante et fondamentale de DmC: Devil May Cry réside dans ses combats: lisses, viscéraux, difficiles, et qui donnent souvent le vertige. Je me souviens avoir atteint un point dans le jeu au cours duquel je me disais que le nombre sans cesse croissant de combinaisons d'attaques et d’options d'armes était tout simplement trop élevé pour être assimilé.

Puis, sur la rencontre suivante, tout s’est très vite enchaîné, je me retrouve sautant telle une machine à jongler démoniaque, opérant une véritable danse de la mort tout en lacérant une foule d'ennemis afin d’obtenir la note «SSS» la plus élevée possible.

Au-delà des contrôles quasi parfaits et des combats délectables, Ninja Theory a sublimé toute l’atmosphère du jeu et des visuels. Juste au moment où un niveau un peu casse-tête commence à devenir familier, le suivant introduit des éléments encore plus fascinants. La version inversée de Limbo City dans laquelle Dante doit naviguer et mener Bataille contre le boss diabolique baron des médias est particulièrement mémorable. Une affaire rondement menée.

Il vous faudra peut-être un certain temps pour vous habituer à la nouvelle coiffure de Dante, mais DmC: Devil May Cry revisite et revigore une franchise familière avec un certain flair visuel, des prouesses techniques et un humour tordu. Ne jugez pas, contentez-vous d’y jouer.

Titre: DmC: Devil May Cry
Plateformes: Xbox 360 (Test), PS3
Développeurs: Ninja Theory/Capcom
Public: Adulte
Note: 4 sur 5

Un buste démembré comme objet de collection

Les créateurs du prochain jeu de zombies Dead Island Riptide ont dévoilé le contenu de la Zombie Bait, l’édition spéciale du jeu qui débarque en Europe en avril prochain. En plus du livre et du contenu téléchargeable offert dans ce coffret à prix majoré, l'éditeur Deep Silver a ajouté comme un objet de collection un torse démembré et ensanglanté de femme en bikini.

Même si la statuette en vinyle de 33 cm, et peinte à la main correspond au genre, certains admirateurs ont rapidement dénoncé le mauvais goût et la misogynie de l’objet. Pour Deep Silver, il s’agit simplement d’un sujet de conversation comme un autre. Un sujet qui commencerait certainement par «As-tu arrêté les médicaments?»

Les jeux érotiques font leur entrée

En parlant de controverse et de seins, la firme No Reply Games, basée à Amsterdam, vient de publier Seduce Me, jeu tristement célèbre pour avoir été évincé l'année dernière de la plateforme de distribution de contenu en ligne Steam.

Véritable fusion d'une simulation sociale, d’un jeu de plateau, et de jeux de cartes, Seduce Me place les joueurs dans le rôle d'un jeune homme qui visite un manoir méditerranéen tentaculaire empli de jeunes femmes nubiles. Les joueurs essaient d'amadouer les femmes par la conversation ou des minijeux, afin qu’elles révèlent quelques anecdotes grivoises. Les illustrations dessinées à la main peuvent être assez... explicites.

«Les amateurs de livres ont beaucoup de choix dans la littérature érotique, les joueurs japonais ont un genre entier (de jeux au contenu sexuellement explicite) dédié», explique Miriam Bellard chez No Reply Games. Le joueur occidental, lui, n'a presque rien.»

Réservé à un public adulte, Seduce Me est disponible en téléchargement pour PC et Mac, pour la somme de 17$, sur www.seducemegame.com



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