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Twitter veut identifier les annonceurs de pubs à caractère politique

Twitter veut identifier les annonceurs de pubs à caractère politique

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Twitter a lancé jeudi une obligation d'authentification pour les annonceurs qui se servent du réseau pour des publicités sensibles et ainsi tenter de tuer dans l'oeuf les innombrables campagnes de désinformation et de manipulation ayant défrayé la chronique ces derniers mois.

Ce nouveau règlement fait notamment obligation aux annonceurs de produire une photo d'identité et des moyens fiables pour les contacter. Il interdit aussi à des médias d'État ou à des entités gouvernementales de diffuser des publicités politiques sur le réseau, en dehors de leur pays.

Twitter veut désormais «certifier» les annonceurs, qui devront remplir un certain nombre de critères, et les publicités elles-mêmes seront identifiées comme des messages à caractère politique.

Cette annonce fait suite aux révélations sur les campagnes de désinformation ou de manipulation menées sur les réseaux sociaux, que ce soit par la Russie --dont l'ingérence dans l'élection présidentielle de 2016 continue de faire des vagues et suscite une enquête d'un procureur fédéral-- ou encore l'Iran, dont les activités de propagande ont été dénoncées récemment par Twitter mais aussi par Facebook.

«Il s'agit par ce nouveau règlement d'être plus transparent envers le grand public sur ces publicités dont le but est d'influencer l'opinion des gens sur des sujets qui peuvent changer le résultat d'une élection», ont expliqué Del Harvey et Bruce Falck, deux responsables de Twitter, sur internet.

Ces nouvelles règles s'appliquent aux messages payants consacrés à des hommes politiques ou qui abordent des législations sur des sujets d'intérêt national.

Parmi les exemples donnés par Twitter: l'avortement, l'immigration, les droits civiques, les armes à feu, le changement climatique, la sécurité nationale, les retraites ou encore les impôts et le commerce.

Plusieurs hauts responsables de Facebook, Twitter ou encore Google sont attendus devant le Congrès à Washington le 5 septembre pour s'expliquer sur l'utilisation détournée de leurs plateformes par des pouvoir étrangers.



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