André Boily
Agence QMI

Des experts en cybersécurité israéliens découvrent le pot aux roses derrière Kaspersky

Des experts en cybersécurité israéliens découvrent le pot aux roses derrière Kaspersky

Photo Canoe.ca

André Boily

Quoi de mieux qu'un logiciel antivirus piraté pour aller sonder les entrailles de 400 millions d'ordinateurs dans le monde. C'est ce qu'ont découvert des agents du renseignement israéliens en s'introduisant dans le réseau de l'éditeur russe Kaspersky Lab par lequel des pirates du gouvernement russe infiltraient en temps réel les programmes de plusieurs agences du renseignement américain.

Piratage, piratage, piratage, c'est tout ce qu'on entend depuis 18 mois, depuis l'été 2016 quand les premiers soupçons d'ingérence russe sont apparus dans la campagne américaine. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Loin de là.

Hier soir, le New York Times résume très bien l'affaire en cette phrase : «c'est un contexte où des espions surveillent des espions qui surveillent d'autres espions».

Le journal new-yorkais rapporte «le piratage russe, détecté il y a plus de deux ans, disposait d'un outil de recherche improvisé d'une formidable portée, à savoir le logiciel antivirus de l'éditeur russe Kaspersky Lab installé par plus de 400 millions d'utilisateurs, dont plusieurs hauts responsables dans près de deux douzaines d'agences américaines».

Ce sont des experts en cybersécurité israéliens qui en s'infiltrant dans le réseau de Kaspersky ont alerté les Américains de l'étendue de l'intrusion russe. C'est cette découverte qui a mené au retrait des produits Kaspersky des ordinateurs du gouvernement américain.

Les pirates russes s'intéressaient surtout aux documents classifiés secrets stockés par négligence dans les ordinateurs personnels d'employés de la NSA. «Quels secrets les pirates russes ont obtenus en faisant du logiciel Kaspersky une sorte de moteur de recherche pour dénicher des informations vitales demeurent encore inconnus» écrit le NYT.

Mais le NYT rapporte que le Wall Street Journal avait publié la semaine dernière que des pirates russes avaient volé des documents classifiés secrets à partir d'un ordinateur personnel utilisé par un sous-traitant de l'agence du renseignement NSA qui avait installé l'antivirus Kaspersky.

Difficile de faire mieux que de passer par un logiciel antivirus pour scruter et soutirer des fichiers d'importance d'ordinateurs utilisés par des employés d'agences de renseignement.

Dans un communiqué, Kaspersky Lab dément toute implication dans cette histoire de piratage russe.

Avec tous ces renseignements récoltés des ordinateurs du renseignement américain, c'est à se demander ce que les Russes ne savent pas encore de leur ennemi préféré.



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