André Boily
Agence QMI

Soupçons fondés ou non, Kaspersky Lab ne peut plus faire affaire avec le gouvernement américain

Soupçons fondés ou non, Kaspersky Lab ne peut plus faire affaire avec le gouvernement américain

Kaspersky Lab

André Boily

Qu'ils soient fondés ou non, les produits de sécurité informatique de l'éditeur russe Kaspersky Lab sont interdits d'utilisation dans plusieurs départements du gouvernement américain à cause des soupçons de liens trop proches avec l'ingérence russe dans la démocratie américaine.

Depuis un an, il ne se passe pas une journée sans qu'on parle d'ingérence russe dans la politique et la démocratie américaine.

La semaine dernière, le Département de la sécurité intérieure (créé peu après les événements du 11 septembre 2001) a interdit l'utilisation de logiciels de sécurité de l'éditeur russe Kaspersky Lab dans la branche exécutive du gouvernement américain.

C'est l'élue démocrate du New Hampshire, Jeanne Shaheen, qui a proposé la mesure, laquelle a été entérinée par le pouvoir législatif au Sénat, et ce tant par les élus démocrates que républicains.

Celle-ci souhaite jusqu'à bannir les produits Kaspersky dans l'ensemble de l'appareil gouvernemental américain.

C'est un coup dur pour l'éditeur russe qui emploie quelque 3000 personnes dans une trentaine de pays. La direction de Kaspersky, selon Wikipédia, a vivement démenti ces accusations et va jusqu'à offrir de transmettre au gouvernement américain «le code source de ses logiciels pour prouver qu'il n'y a pas de portes dérobées».

Comme on dit, le mal est fait. Une méfiance qui risque d'ailleurs de s'étendre dans la population et dans les entreprises.



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