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Implanter son entreprise aux É.-U.? Stripe le simplifie

Implanter son entreprise aux É.-U.? Stripe le simplifie

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SAN FRANCISCO - L'entreprise en démarrage américaine Stripe, spécialisée dans les paiements sur les sites internet et les applications mobiles, a dévoilé mercredi un nouveau service censé permettre aux créateurs étrangers d'entreprises technologiques de bénéficier des avantages d'une implantation aux États-Unis sans avoir à quitter leur pays.

Le service, baptisé Atlas et qui pourrait notamment bénéficier aux entrepreneurs des pays en développement, permet entre autres d'immatriculer rapidement via internet une société aux États-Unis et de créer des comptes bancaires dans ce pays. Il inclut aussi des conseils fiscaux et légaux, ainsi que des outils et ressources d'AWS, la filiale de services informatiques en ligne d'Amazon. 

«Si un entrepreneur est basé en Égypte, au Brésil, au Pakistan, peu importe où, il peut avoir une société américaine, un compte en banque américain, un compte Stripe américain, et des experts pour répondre à leurs questions», a indiqué le patron-fondateur de Stripe, John Collison.

«Si vous vouliez faire ceci avant aujourd'hui, vous étiez probablement obligés de monter dans un avion, voler jusqu'aux États-Unis et accumuler les factures légales», fait-il valoir. «Nous rendons juste le démarrage plus facile.»

Les jeunes entreprises basées dans des pays en développement pourront aussi par exemple profiter des ressources existant aux États-Unis en termes bancaires et de commerce électronique, qui peuvent dans certains cas surpasser celles auxquelles elles ont accès sur leur marché domestique. Les entrepreneurs pourraient en conséquent rester dans leur pays plutôt que venir s'implanter aux États-Unis, avance John Collison.

«Nous pensons qu'il y a beaucoup de talent dans des endroits en dehors de la Silicon Valley», a-t-il commenté. «Nous voudrions voir des entreprises fructueuses lancées par des gens dans ces pays.»

Stripe, fondée fin 2011 et basée à San Francisco, a aujourd'hui des activités dans 24 pays, avec des clients comme The Guardian, Salesforce ou des organisations qui collectent des dons pour les candidats à la présidentielle américaine, et se rémunère en prélevant un pourcentage sur les transactions en ligne réalisées par son intermédiaire.

La société a lancé mercredi Atlas en version beta (test), afin de vérifier que tout fonctionne bien, avant d'ouvrir le service à une audience plus large.

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