Les internautes: au coeur de l'éclosion de la culture numérique

Révolution

Photographie de *safesolvent™ (Martin Reisch), artiste du collectif Montréal Art Mobile. Photo *safesolvent™ (Martin Reisch)

Avec l'éclosion des réseaux sociaux et autres sites de financement participatif, l'internaute se retrouve au coeur du développement culturel numérique, selon l'étude «Culture : les raisons d'espérer» de Bain & Company, présentée au Forum d'Avignon.

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Cette étude fait le point sur sept ans de révolution numérique, qui ont bouleversé les comportements de consommation des biens et services culturels. Il en ressort des «raisons d'espérer», à commencer par l'appétit de culture toujours grandissant des consommateurs.

Plusieurs tendances se dégagent, à commencer par l'abondance et la diversité des contenus proposés.

L'étude cite ainsi l'exemple d'Amazon.com, où le nombre de livres disponibles a été multiplié par neuf de 2005 à 2012, passant de 2,3 millions à plus de 20 millions aujourd'hui.

De plus, l'utilisateur souhaite désormais avoir accès à un univers de contenus adapté à ses goûts. C’est ainsi que les recommandations personnalisées représentent en 2012 près de 75% des films visualisés sur Netflix.

Parmi les phénomènes apparus ces dernières années figurent les sites de financement participatifs, où les internautes mettent la main à la poche pour financer des projets culturels.

En l'espace de deux ans, la référence américaine Kickstarter est par exemple passée de 28 millions de dollars levés à 330 millions de dollars à la mi-2012.

Enfin, l'étude de Brain & Company souligne l'importance primordiale des réseaux sociaux dans les usages médias et les choix de contenus.

Avec un milliard de membres, Facebook est aujourd'hui plus puissant que n'importe quel algorithme.

Ces tendances se font bien évidemment ressentir sur l'évolution des principales industries du divertissement.

Le marché du divertissement en pleine mutation

Après sept ans de décroissance, de restructuration et de diversification, certains signes suggèrent une prochaine stabilisation du marché de la musique.

Les nouvelles sources numériques d'écoute et de partage (téléchargement légal, écoute en streaming) représentent aujourd'hui plus du tiers de la consommation totale de musique en termes de temps passé.

Les tablettes font évoluer la consommation de vidéos, et leur succès amorce l'ère de la vidéo applicative et communautaire (communément appelé TV sociale).

Aujourd'hui, il apparaît que 50% des possesseurs de tablettes ne se servent déjà plus de la télévision pour visualiser certains contenus.

Du côté des livres, la migration numérique n'a vraiment démarré qu'aux États-Unis et au Royaume-Uni, avec une part de marché de respectivement 15% et 6% pour l'ensemble des e-books. Elle ne dépasse pas encore 2% en France ou 1% en Allemagne.

Enfin, en ce qui concerne les jeux vidéo, les consoles devraient équiper jusqu'à 30% des foyers d'ici à 2014.

Toutefois, la prochaine vague de joueurs a déjà largement adopté de nouveaux supports (smartphones et tablettes, mais aussi réseaux sociaux) comme nouveaux terrains de jeu.

Toute cette étude s'appuie sur de multiples sources, notamment une enquête réalisée auprès de 6 000 consommateurs en France, Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Russie, Brésil, Chine et Inde.


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