LONDRES - Les jeunes qui publient sur internet des photos sexuellement explicites d'eux-mêmes ou de leurs amis risquent de les retrouver ensuite sur des sites pornographiques, selon une étude publiée lundi par la Fondation pour la surveillance d'Internet (IWF).
IWF (Internet Watch Foundation) a analysé 12 224 photos et vidéos de ce genre téléchargées habituellement sur des blogues ou les réseaux sociaux, 10 776 d'entre elles (88 %) se sont retrouvées sur plus de 68 autres sites internet dits parasites.
«J'ai fini par regretter d'avoir publié naïvement sur internet des photos de moi-même. J'avais tenté de l'oublier, mais des inconnus m'ont reconnu sur les photos et ont fait des réflexions obscènes à l'école», a expliqué une personne victime d'intimidation, peut-on lire dans le rapport de l'IWF. Celle-ci a ensuite fait une dépression nerveuse.
Les chercheurs ont été alarmés par le nombre d'images, mais aussi par le peu de contrôle que les internautes ont sur leurs propres photos.
«Une fois qu'une photo a été copiée sur un site parasite, il ne suffit pas de simplement l'effacer de son compte en ligne, a rappelé la PDG de l'IWF, Susie Hargreaves. Il faut que les jeunes réalisent qu'une fois qu'une image ou une vidéo est en ligne, ils pourraient ne plus pouvoir la retirer complètement.»
La Fondation pour la surveillance d'Internet, basée à Londres, en Angleterre, lutte contre la pornographie enfantine sur le web.