Prévention en ligne de l'automutilation

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MONTRÉAL – Deux chercheurs canadiens ont créé un site web afin de fournir des services de soutien en ligne et des ressources aux personnes qui s'automutilent.

Nancy Heath, professeure à l'Université McGill, et Stephen Lewis, professeur adjoint à l'Université de Guelph, ont développé le site Self-injury Outreach and Support (SiOS), un projet d'envergure internationale destiné non seulement aux personnes qui s'automutilent, mais aussi à leurs proches ainsi qu'aux intervenants en milieu scolaire, aux professionnels de la santé et aux spécialistes en santé mentale.

«Malheureusement, parmi les personnes qui souffrent d'automutilation, un grand nombre ne cherche pas à obtenir de l'aide. Toutefois, grâce à Internet, nous pouvons les joindre et, ultimement, les aider», explique Nancy Heath.

«Comme internet est accessible partout dans le monde, notre site web de sensibilisation peut être consulté par des internautes des quatre coins de la planète. C'est pourquoi nous croyons que cette initiative pourrait avoir une portée considérable», ajoute-t-elle.

Des études ont révélé qu'entre 14% et 24% des adolescents et des jeunes adultes se sont automutilés au moins une fois dans leur vie. Environ le quart d'entre eux l'ont fait plus d'une fois, et plus de la moitié n'en ont jamais parlé à un adulte ou à un professionnel en santé mentale.

L'automutilation est un acte délibéré, sans intention suicidaire, qui vise à détruire ses propres tissus corporels et qui exclut les tatouages et les piercings. Le plus souvent, la personne s'inflige des coupures, des brûlures ou des coups.


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