
Derrière la scène de la Maison du Québec, des adolescents intimidés attendent patiemment le grand moment d’affronter le public.
Dans quelques minutes, ils présenteront pendant une demi-heure leur spectacle inuit, dans le cadre des Olympiades culturelles, liées aux Jeux olympiques.
Venus de Kuujjuaq dans le Nord du Québec, ces jeunes Inuits – âgés de 14 à 17 ans – se produisent tous les jours depuis une semaine. Les adolescents préparent l’événement depuis plusieurs mois avec impatience.
Le spectacle s’articule en trois parties : le chant, les tambours et pour finir de la gymnastique. Empreint de nostalgie et d’une tonalité grave, il captive immédiatement l’intérêt du public.
Sur la scène, la quadragénaire Jennifer Matchett, l’animatrice du groupe, fait figure de guide pour la petite troupe : «Notre spectacle reflète la culture inuit. Nous chantons avec la gorge davantage qu’avec nos voix. Pour ce qui est du langage, nos chants parlent essentiellement de valeurs de paix et d’amour. La musique a vraiment un rôle prépondérant dans notre culture où les mères ont l’habitude de chanter pour leurs enfants.»
Quelques lacunes cependant sont perceptibles comme des hésitations palpables, parfois un manque de communication avec le public, mais l’essentiel semble ailleurs : «Le but est vraiment par l’intermédiaire de la musique de donner des opportunités de rêver pour ces jeunes», explique Jennifer Matchett. Elle ajoute le regard grave : «Certains vivent dans un univers isolé et ont besoin de payer 2400 dollars pour un billet à Montréal».
Les adolescents sont bien entendu ravis de cette expérience à Vancouver. «Ici, j’ai pu aller voir des matchs de hockey sur glace», s’emballe Hannah. «Vancouver, c’est bien sûr génial, renchérit Pamela, on aimerait bien sûr prolonger l’expérience».
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