
Le français et l’anglais ne sont pas les deux seules langues de diffusion des Olympiades. Les différentes épreuves sportives sont en effet retransmises en huit langues autochtones par la chaîne de télévision APTN (Aboriginal Peoples Television Network). Objectif: améliorer l'accès à la programmation offerte aux communautés et cultures multilingues.
APTN propose 10 heures de couverture par jour au cours des Jeux olympiques, dont deux à trois heures de grande écoute dans plusieurs langues autochtones. À titre de comparaison, le français et l’anglais représentent quatre heures chacun.
Parmi les bulletins d'information d'APTN, on retrouve des manchettes olympiques ainsi que des reportages et des entrevues avec les athlètes. La chaîne présente également la couverture des cérémonies d'ouverture et de clôture en langues autochtones, avec des sous-titres en français et en anglais. «Ce fut un formidable travail, assure Charles Clément, le chef d’antenne pour la diffusion francophone des Olympiades, il a fallu vraiment travailler de concert tous ensemble, et en premier lieu avec les autochtones».
Une formation pour les commentateurs
Une tâche difficile? Beaucoup de terminologies nécessaires n’étaient pas disponibles, voire même inexistantes. Des nouveaux mots et expressions sont dès lors apparus pour décrire le ski de fond. «Le lexique du sport est très spécialisé, explique Charles Clément, nous avions vraiment besoin d’adapter le langage autochtone à cela et donc de créer des nouveaux mots».
Plus ardue encore, la formation des 30 commentateurs autochtones recrutés pour les évènements. «Cela a nécessité plusieurs mois de formation radio, explique Jean LaRose, directeur général de la chaîne, car la plupart n’avaient aucune expérience journalistique».
Objectif Londres 2012
Les retombées observées chez les téléspectateurs autochtones sont très positives: «Ces commentateurs parviennent à créer facilement un lien de complicité avec les gens devant leur téléviseur du fait qu’ils proviennent de la même communauté.»
La belle aventure ne saurait s’arrêter en si bon chemin. « Notre objectif reste de commenter les Jeux olympiques de Londres en 2012», dit Jean LaRose, sous l’impulsion du succès actuel. Et pourquoi pas après de conquérir d’autres sommets.
Dur retour à la réalitéL'Uruguay aura du mal à renouer avec les sommetsL'Uruguay a déjoué les pronostics en atteignant la demi-finale de la Coupe du monde, mais son football a de sérieuses difficultés structurelles. AFP Mer - 10h02 |