Raonic s'attire des éloges

Martin

Martin Laurendeau a été ébloui par son équipe. Alexandre PARENT / Agence QMI

Alexandre Parent

Si la victoire de la formation canadienne de la Coupe Davis contre l'Espagne lors du premier tour du Groupe mondial, la fin de semaine dernière à Vancouver, en était une d'équipe, il faut dire que la présence de Milos Raonic parmi les représentants unifoliés dérange énormément.

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Le capitaine espagnol, Alex Corretja, a comparé le géant de 6 pieds 5 pouces au super héros Superman en plus de déclarer, lors de sa toute dernière conférence de presse en Colombie-Britannique, que Raonic pourrait devenir numéro 1 au monde. Martin Laurendeau, capitaine canadien, abonde dans le même sens.

«Milos a un style qui met les joueurs mal à l'aise, a souligné Laurendeau, mardi. Et ce n'est pas juste du "blabla" pour faire plaisir aux journalistes. Guy Forget [ancien joueur du circuit de l'ATP] disait la même chose l'année dernière. Ça vient juste confirmer ce qu'il [Raonic] pense déjà et ça, ça donne confiance.»

Laurendeau est d'avis qu'aucune équipe n'est enchantée à d'affronter le natif de Thornhill, en Ontario.

«Les joueurs n'ont pas hâte de jouer contre Milos, a continué le capitaine unifolié. Il fait beaucoup de dommages sur le terrain, mais il en fait également beaucoup avant que le match ne commence. Il faut que l'adversaire se soucie constamment de Milos.

«Et on l'a vu lors du dernier match alors que le joueur sautait à gauche et à droite pour essayer de le déranger [lors de son duel contre l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez]. Les autres joueurs essayent un peu n'importe quoi, car ils savent qu'ils sont impuissants.»

Des éloges pour Dancevic

Raonic a peut-être remporté deux rencontres pour le Canada, maintenant huitième nation de tennis au monde, mais cette victoire du pays n'aurait sans doute pu avoir lieu sans le brio de Frank Dancevic. En effet, l'Ontarien de 28 ans a complètement atomisé Marcel Granollers, 32e joueur mondial (34e le week-end dernier), en trois manches de 6-1, 6-2 et 6-2.

Ce coup de génie de Dancevic ne pouvait arriver à un meilleur moment. Et Laurendeau n'a pas tari d'éloges envers son protégé pour cette raison.

«Nous ne sommes pas près de revoir une performance comme celle-là, a-t-il indiqué. Autant notre victoire était historique, autant Frank a disputé un match d'anthologie. Ça a sonné l'équipe espagnole.»

Face aux Italiens

L'Italie, le prochain adversaire du Canada lors des quarts de finale, pourrait se comparer à l'équipe d'Espagne qui était présente à Vancouver. La formation composée d'Andreas Seppi (23e), Fabio Fognini (47e), Paolo Lorenzi (59e) et Simone Bolelli (80e) a d'ailleurs surpris la Croatie lors du premier tour.

Et Laurendeau croit aux chances de ses protégés d'atteindre les demi-finales de la prestigieuse compétition par équipe.

«C'est un peu semblable à l'équipe que l'on vient d'affronter, a-t-il analysé. Ils ont un bon noyau et une bonne profondeur. Mais ils préfèrent la terre battue. C'est un match qu'on pense être en mesure de gagner. Vasek [Pospisil] a d'ailleurs battu Seppi à Toronto l'an dernier.»

Le duel entre le Canada et l'Italie sera disputé du 5 au 7 avril au Canada. La ville qui accueillera la rencontre n'est pas encore déterminée, mais devrait être connue au cours des deux prochaines semaines.


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