Martin Laurendeau et l'équipe canadienne de Coupe Davis ont goûté au plaisir de faire partie de l'élite mondiale contre la France, en février dernier, malgré une défaite de 4-1 encaissée à Vancouver.
Face à l'Afrique du Sud, du 14 au 16 septembre, le Canada aura la tâche de se maintenir au sein du Groupe mondial pour une deuxième année de suite, ce qui n'est jamais arrivé dans l'histoire du pays.
Dans cette rencontre de barrage disputée à Montréal, Milos Raonic, Vasek Pospisil, Frank Dancevic et Daniel Nestor seront les représentants de l'unifolié contre les Sud-Africains. Ces derniers seront privés de leur porte-couleurs le mieux classé, Kevin Anderson, qui semble entretenir des relations tendues avec sa fédération.
«Il faut toujours se méfier, a toutefois noté Laurendeau en conférence téléphonique, mardi. C'est un gros match. C'est pour atteindre le Groupe mondial. Tout le monde a soif, tout le monde va élever son jeu d'un cran.»
En l'absence d'Anderson, 34e sur l'échiquier de l'ATP, l'Afrique du Sud misera sur Izak Van Der Merwe, Rik De Voest, Raven Klaasen et Nikala Scholtz. De Voest est le joueur le mieux classé du lot, en vertu de son 173e rang mondial.
Laurendeau compare l'équipe sud-africaine à la délégation canadienne en raison de son jeu agressif, mais ne se gêne pas pour affirmer que sa formation montre «plus de profondeur».
D'ailleurs, le capitaine estime n'avoir jamais compté sur un aussi bon groupe de joueurs.
«Nous n'avons jamais eu un joueur aussi bien classé que Milos [Raonic] et nous avons aussi le numéro 1 mondial en double [Daniel Nestor], a-t-il pointé. Nous formons une équipe très intimidante.
«Je pense que personne ne dort bien la veille d'un match contre Milos», a-t-il souligné au sujet du puissant serveur, actuellement 16e au classement masculin.
Expérience bénéfique
Laurendeau estime que la défaite aux mains des Français, en février, a fait grandir le groupe. Maintenant, celui-ci est prêt pour la prochaine étape : devenir la première équipe canadienne à accéder aux quarts de finale de la Coupe Davis.
«Nous avons goûté au Groupe mondial et voulons y retourner, a affirmé Laurendeau. Nous avons bien appris de notre rencontre avec la France. Maintenant, les joueurs savent comment se préparer pour affronter un membre du top 10 dans pareilles circonstances.
«Nous voulons passer ce match de barrage pour affronter une autre équipe du Groupe mondial.»
Le Canada profitera de deux avantages de taille pour cette rencontre : une équipe en pleine santé et l'appui d'une foule partisane, puisque les matchs se tiendront sur le court Banque Nationale du stade Uniprix.
«Tous les joueurs voulaient être là. On a tous une chance de se reprendre. En plus, ils savent que c'est une bonne foule à Montréal. Ils voulaient sauter dans l'action.»