Aleksandra Wozniak a remporté aisément son match de premier tour aux Internationaux des États-Unis lundi, mais le tirage au sort ne l'a pas épargnée pour la suite des choses.
Ainsi, la Québécoise se mesurera dès mercredi à l'une des favorites du dernier tournoi majeur de la saison, la Tchèque Lucie Safarova. La quinzième tête de série détient un avantage considérable: en plus de son bon service, elle est gauchère, ce qui a tendance à embêter ses adversaires.
C'est donc dans cette optique que s'est entraînée la Blainvilloise à la veille de l'affrontement.
«Je frappe avec une gauchère aujourd'hui [mardi], a-t-elle révélé en conférence téléphonique. Comme ça, je pourrai m'ajuster à son style.»
Wozniak connaît bien Safarova. Les deux joueuses ont croisé le fer à trois reprises déjà, la Tchèque l'emportant lors des deux dernières occasions. Mais plus encore, elles ont joué ensemble en double.
La 48e raquette au monde se méfie quand même. Il y a une semaine à Dallas, c'est justement une gauchère – l'Australienne Casey Dellacqua – qui lui a montré la porte de sortie en quarts de finale.
«La clé mercredi, ce sera de bien servir, dit Wozniak. Il va aussi falloir que je m'ajuste rapidement, parce que les angles seront différents contre elle. En plus, c'est une bonne serveuse, il faudra donc que je sois prête.»
Wozniak a justement connu une excellente performance au service lundi, contre la Roumaine Alexandra Cadantu, qu'elle a battue 6-0 et 6-3. Elle a réussi pas moins de 10 as, un fait d'armes plutôt rare chez les femmes.
«Je ne sais pas si j'en ferai autant mercredi, a-t-elle rigolé, mais c'est vrai que j'ai bien servi. J'ai été expéditive! C'était important pour moi de bien placer ma première balle, de façon à ce qu'elle n'attaque pas ma deuxième.»
Un peu d'appui
Outre une bonne première balle de service, Wozniak explique aussi avoir bénéficié de l'appui de la foule contre Cadantu.
«Il y avait plusieurs Canadiens, des Québécois, mais aussi des gens venus de Toronto, qui étaient dans les estrades pour m'encourager, a-t-elle pointé. C'était spécial, c'était presque comme jouer à la maison!
«Ça m'a donné de l'énergie. C'est un tournoi spécial, le US Open.»
Wozniak pourrait fouler les courts à deux occasions mercredi. Elle jouera aussi en double féminin, aux côtés de la Japonaise Kimiko Date-Krumm, qui a amorcé sa carrière professionnelle alors que la Québécoise était âgée de deux ans seulement!
«Ça fait depuis [le tournoi de] Charleston que Kimiko et son mari me courent après afin que je joue en double avec elle, a expliqué Wozniak. C'est maintenant que ça se passe!»