Dave Lévesque
Journal de Montréal

L'Impact blanchi une fois de plus

L'Impact blanchi pour un quatrième match de suite - L'Impact blanchi une fois de plus

Jukka Raitala, de l'Impact, a sauté très haut pour contrer son adversaire, Christian Ramirez, mais son équipe vole très bas par les temps qui courent...Photo USA Today Sports

Dave Lévesque

MINNEAPOLIS | Les matchs se suivent et se ressemblent pour l'Impact qui a été blanchi dans un quatrième match consécutif, un record d'équipe dans sa version MLS. La troupe de Rémi Garde s'est inclinée 2 à 0 face au Minnesota United FC devant 21 331 spectateurs au TCF Bank Stadium, hier soir.

Et puisqu'il est question de record, le Bleu-blanc-noir en a évidemment amélioré un autre alors que sa séquence sans marquer de but s'est prolongée à 382 minutes.

L'ancienne marque, de 337 minutes, avait été établie à la fin de la saison 2013 alors que l'équipe manquait de souffle pour conclure l'année.

Le dernier but de l'Impact remonte à la 68e minute de la victoire de 4 à 2 contre la Nouvelle-Angleterre, le 5 mai dernier, soit il y a trois semaines. Aussi bien dire une éternité.

Tranchant

La défaite fait mal à tout le monde et Rémi Garde a été tranchant dans ses commentaires d'après-match.

« Je ne dirais pas que ça ne fonctionne pas du tout parce qu'on a eu des opportunités, a-t-il commencé. Il y a un manque d'adresse, de talent et d'un petit peu de tout. On ne peut résumer à une seule chose, mais on a ce qu'on mérite.

« On est très fragile mentalement, on n'a pas des mentalités de gagneurs, on n'haït pas assez la défaite.

« On a fait une bonne première mi-temps, mais la finalité, c'est de gagner des matchs, mais il y a une mentalité à installer qui, aujourd'hui, n'est pas présente. »

Crampe au cerveau

L'Impact faisait un match plus que correct à l'étranger à l'exception qu'il a raté trop de chances en première demie et ça l'a rattrapé sur une seconde période mal entamée, et tout s'est effondré à compter de la 52e minute. C'est alors qu'Alejandro Silva a eu une très grosse crampe au cerveau.

Étant à peine en dehors de sa surface, il a fait une très mauvaise passe qui s'est retrouvée directement sur le pied d'Ibson, celui-ci a refilé la balle à Christian Ramirez qui a débloqué le pointage.

Il va falloir que Silva commence à démonter quelque chose rapidement parce que son intégration se fait très lente. Encore hier, ses passes ont été trop souvent imprécises et ses tirs trop mous.

« Je ne fais pas de commentaire à chaud après les matchs individuellement », s'est contenté de dire Garde après la rencontre.

Profitant de la torpeur montréalaise, les locaux ont doublé la mise quand Miguel Ibarra a sauté sur un ballon dévié par Rod Fanni six minutes plus tard (56e).

Manque de confiance

En panne depuis trop longtemps, l'attaque montréalaise manque manifestement de confiance.

Résultat, malgré plusieurs bonnes séquences de possession dans la surface adverse en première demie, le Bleu-blanc-noir a cruellement manqué d'opportunisme en hésitant trop longtemps avant de décocher une frappe.

Chris Duvall, trop hésitant, Alejandro Silva, trop mou, et Raheem Edwards, trop indécis, ont notamment démontré que l'hésitation était trop présente et que ça affectait la prise de décision.


- L'Impact disputera son prochain match samedi prochain alors que Houston sera le visiteur au Stade Saputo.

Condamné à l'excellence

Martin Matte est condamné à l'excellence et l'Impact est condamné à la perfection défensive...

« Défensivement, je crois que nous n'avons pas été trop mauvais, mais quand tu ne marques aucun but en quatre matchs, tu dois être parfait défensivement », a résumé Evan Bush.

Samuel Piette a usé d'une image encore plus forte pour étayer les propos de son gardien.

« On sait qu'un but peut nous tuer ou nous faire perdre le match en ce moment. »

Furieux

Chris Duvall avait la voix éteinte et n'avait visiblement pas envie de s'adresser à la presse.

« On s'est tiré dans le pied, on contrôlait le match et on l'a laissé nous glisser entre les doigts.

« Quand on est meilleur que l'autre équipe pendant une demie, on devrait être sans merci et mettre le match hors de portée et on n'est pas capables de le faire. »

Le défenseur a reconnu qu'il y avait actuellement beaucoup de colère dans le vestiaire.

« Si vous ne voyez pas la frustration sur nos visages alors nous ne faisons pas les choses de la bonne façon. C'est difficile de garder notre calme en ce moment. Nous sommes furieux. »

Dur à avaler

L'orgueil des joueurs a certainement été piqué par le record de jeux blancs consécutifs établi au terme de ce quatrième revers de suite par jeu blanc.

« C'est un record qui fait mal au coeur, a admis Piette. On se rend dans la boîte adverse, on est près du but, on a des chances, mais on dirait qu'on ne sait pas quoi faire dans le dernier geste, on est hésitant. »

Pas de doute, la confiance de cette équipe est sérieusement ébranlée.

« Quand tu ne marques pas beaucoup de buts, c'est un manque de confiance peut-être. Pour les attaquants, ça leur joue dans la tête et c'est plus dur. Ça peut faire en sorte qu'ils précipitent le dernier geste ou qu'ils ratent la cible. »



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