Benoît Rioux
Agence QMI

Enfin à la maison!

Enfin à la maison!

Ignacio Piatti.Photo Joel Lemay / Agence QMI

Benoît Rioux

Après un début de campagne somme toute décevant, l'Impact de Montréal pourrait logiquement relancer sa saison en disputant cinq de ses sept prochains matchs à domicile.

Dans la Major League Soccer (MLS), plus qu'ailleurs, l'avantage du terrain est capital. Il y a évidemment le support des partisans qui pèse dans la balance, tout comme le fait de jouer sur une surface et dans un climat que les joueurs connaissent bien. Autre facteur majeur dans la MLS : les longs périples en avion.

«Au sein de cette ligue, il y a plus de déplacement que dans n'importe quelle autre ligue dans le monde, a fait remarquer le défenseur Chris Duvall, lorsque questionné sur le sujet, mercredi. On va aux quatre coins de l'Amérique du Nord et voyager, ça ajoute du poids dans les jambes.»

«Il y a plein de petites choses qui font qu'un club est meilleur à la maison. Il y a les supporteurs, mais c'est aussi parce que tu ne voyages pas, a noté à son tour Ignacio Piatti. Parfois, ça peut être six heures en avion, c'est beaucoup.»

Une limite aux vols nolisés

À n'en point douter, les longs voyages ont une influence sur les résultats. Si certains clubs doivent parcourir plus de kilomètres que d'autres, la MLS compte par ailleurs un règlement afin d'éviter que les équipes les plus riches puissent tirer un avantage en utilisant des vols nolisés.

Au cours d'une saison (excluant les séries et la Ligue des Champions de la CONCACAF), chaque équipe est ainsi limitée à quatre vols nolisés, ce qui se traduit par deux voyages aller-retour. Autrement, les clubs empruntent des vols commerciaux.

Chez l'Impact, on utilise souvent ces vols nolisés pour les parties à Columbus ou à Kansas City. Si certaines destinations sont plus éloignées, ces deux villes ne sont pas desservies par des vols directs en provenance de Montréal, d'où le choix de l'Impact.

Long voyage pour les Whitecaps

Au vu de certains détails comme ceux-là, force est d'admettre que le rendement d'un club est aussi dicté par différents facteurs. Ceci étant dit, les longs voyages en avion n'expliquent pas tout et ne doivent pas servir d'excuse pour expliquer cette 10e place au classement de l'Association de l'Est.

«L'an passé, on a bien fait à domicile et à l'étranger, a d'ailleurs rappelé Piatti. Cette année, on veut encore aller à l'extérieur et gagner des points.»

Or, depuis le début de la saison, l'Impact a récolté quatre points en deux parties à la maison (1-0-1) et seulement trois points en cinq joutes à l'étranger (0-2-3).

Ce samedi, les Whitecaps de Vancouver sont ceux qui auront voyagé plusieurs heures avant d'atterrir à Montréal. Ce sera à l'Impact d'en profiter!

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Fiche de l'Impact

2017 (V-D-N)
À domicile : 1-0-1
À l'étranger : 0-2-3


2016 (V-D-N)
À domicile : 7-5-5
À l'étranger : 4-6-7



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