Marco Schällibaum affiche ses couleurs


Dave Lévesque

Pendant que dehors, le froid s'abattait sur Montréal, l'Impact a repris le collier avec le début de son camp d'entraînement, lundi.

C'était aussi un premier contact entre le nouvel entraîneur-chef Marco Schällibaum et ses joueurs.

L'entraînement de deux heures s'est d'ailleurs déroulé à un rythme assez élevé.

«On est partis très fort pour un premier entraînement, mais c'est bien pour nous», a reconnu Marco Di Vaio.

«C'est structuré, c'est la méthode à laquelle j'ai été habitué en Europe», a noté Patrice Bernier.
L'intensité de la trentaine d'athlètes présents a plu à Schällibaum.

«Je savais que j'avais des joueurs motivés et j'ai vu que j'avais une très bonne qualité de joueurs.

«Les jeunes aussi m'ont impressionné. J'ai du matériel qui me fait sentir bien pour le futur», a lancé le Suisse.

Schällibaum avait rencontré chacun d'eux personnellement en marge des évaluations physiques.

«J'ai rencontré les joueurs individuellement samedi parce qu'en arrivant ici, je me serais retrouvé devant 30 joueurs qui ne m'ont jamais vu.»

Retrouver la forme

Avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur-chef, on peut s'attendre à ce qu'il y ait des changements tactiques, mais ces considérations ne sont pas pour tout de suite.

«Dans les deux premières semaines, il faut travailler sur la base pour être prêts physiquement», a mentionné Schällibaum.

«Il faut avoir la base au niveau physique parce que quand nous irons à Orlando, on va pouvoir travailler plus tactique sur le gazon.»

En effet, l'Impact prendra la direction d'Orlando au début de février afin de conclure son camp et disputera quatre matchs dans le cadre de la Classique Disney, de même qu'une rencontre amicale contre l'Union de Philadelphie, à Jacksonville.

Si l'entraîneur-chef n'a pas trop voulu ouvrir son livre quant au système qu'il souhaite implanter, on a tout de même vu des améliorations techniques dans l'entraînement.

«Il aime le jeu organisé et rapide, et c'est le style qu'il faut jouer dans cette ligue», a résumé Felipe, qui a joué sous ses ordres à Lugano, en Suisse.

On peut cependant s'attendre à voir une équipe qui présentera un style hybride.
«Il veut implanter une mentalité européenne, mais il doit comprendre qu'il se trouve dans une ligue différente», a précisé Di Vaio.

«L'idéal est d'essayer de mélanger les deux styles entre le jeu européen et américain.»


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