Le métier d'entraîneur à Montréal est difficile

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Marc Dos Santos Photo: Ben Pelosse / Agence QMI / Archives

Jesse Marsch, Nick De Santis, Marc Dos Santos et John Limniatis ont dirigé l'Impact de Montréal depuis 2008. Limniatis et Dos Santos estiment qu'il n'est pas facile de toujours faire ce que les dirigeants demandent, ce qui expliquerait tous ces changements en si peu de temps.

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«Le prochain entraîneur doit être prêt à travailler avec De Santis, a avoué Dos Santos. C'est un homme qui est très impliqué et très émotif avec les entraîneurs. Le pilote de l'Impact devra être prêt à écouter et parfois même se plier à ses demandes, sans quoi il n'aura pas de succès à Montréal.

«Lorsque l'entraîneur sera en place, il n'aura pas carte blanche. Il doit être d'accord avec la philosophie de l'organisation et ses idées. Il doit s'attendre aussi à coopérer avec des gens qui seront omniprésents autour de lui.»

Limniatis est demeuré à peine 10 mois à la barre de l'Impact. Selon lui, les têtes dirigeantes de la formation montréalaise devront poser plusieurs questions avant la prochaine embauche.

«Quand Marsch s'est amené, De Santis a dit qu'il allait lui donner le temps d'établir son plan, s'est-il rappelé. Du temps, ça n'existe pas avec l'Impact. Ils veulent gagner tout de suite. Il n'y a pas de plan à long terme qui puisse tenir.

«L'erreur qui semble avoir été répétée à chaque fois est que les discussions précédant l'embauche ne sont pas assez longues. Les deux parties doivent entrer dans les détails. Tout doit être clair avant de signer le contrat.»

Biello est-il prêt?

L'entraîneur-chef par intérim de l'Impact, Mauro Biello, a mentionné la semaine dernière qu'il souhaitait le poste sur une base permanente. Est-il prêt à occuper ce rôle?

«Mauro a la même philosophie que celle de l'Impact. Ça fait si longtemps qu'il est là, a déclaré Limniatis. Il est libre de postuler et de croire qu'il est capable d'occuper ces fonctions.

«Cela dit, je ne sais pas si le moment est venu pour lui de s'embarquer là-dedans. Si j'ai un conseil à lui donner, c'est de prendre son temps. Il doit être le mieux préparé possible lorsqu'il prendra les commandes de l'équipe.

«Il est peut-être encore un peu tôt pour lui, puisque c'est un gars qui doit demeurer avec l'Impact encore longtemps. Il en sera sans aucun doute l'entraîneur un jour. Chose certaine, qu'il le soit maintenant ou dans le futur, il fera de son mieux.»

Stabilité recherchée

Si le onze montréalais veut connaître du succès à long terme, il devra embaucher un entraîneur et le garder longtemps.

«Les plus grandes équipes ont de la stabilité sur les lignes de côté, a indiqué Limniatis. C'est dangereux de changer souvent d'entraîneur, autant pour les joueurs que pour les partisans.

«Habituellement, tu n'embauches pas quelqu'un pour le mettre dehors quelques mois plus tard. Il faudra un gars qui a du vécu et qui a de l'expérience avec les joueurs européens.»

Selon Limniatis, c'est ce qui a fait mal à Marsch.

«Je n'étais pas dans le vestiaire, mais c'est évident que le profil de Marsch ne correspondait pas avec celui de joueurs comme Marco Di Vaio et Alessandro Nesta, des étoiles du soccer international.

«Pour lui, diriger de tels joueurs était complètement étranger. Ce n'est pas toujours facile. Ce n'est pas la seule problématique qui a mené à son congédiement, mais c'est certainement la plus grande.

«Je ne crois pas que ce sera difficile de trouver un entraîneur, mais cette personne devra être prête à faire face à la musique.»


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