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Ligue des champions

Le Real bat Manchester City

 
Agence France-Presse 
18/09/2012 17h12 
 
 
Ligue des champions - Le Real bat Manchester City
Cristiano Ronaldo a marqué le but décisif pour le Real Madrid. 
© AFP PHOTO/ PIERRE-PHILIPPE MARCOU


MADRID - Le Real Madrid a battu Manchester City (3-2) au terme d'une rencontre riche en rebondissements, qui a vu les Madrilènes revenir au score par deux fois avant que Ronaldo ne marque le but victorieux, lors de la 1re journée du groupe D de la Ligue des champions, mardi à Madrid.

Les Madrilènes, à qui leur entraîneur Jose Mourinho avait reproché leur manque d'implication au cours d'un début de Championnat d'Espagne décevant, ont montré un tout autre visage face à un City frileux, mais opportuniste.

Cette entrée en matière en C1 pleine d'abnégation et de courage efface ainsi la crise qui couvait au Real.

Alors que les "Citizens" pensaient avoir fait le plus dur en convertissant leurs deux seules occasions, les partenaires de Ronaldo ont d'abord égalisé par Marcelo (75) et Benzema (87), avant de porter l'estocade par Ronaldo (90).

Après avoir annoncé un Real remodelé après la défaite à Séville (1-0), Mourinho avait fait plus que tenir parole. Au milieu de terrain, "Mou" recourait ainsi à l'un de ses dispositifs préférés: un trident très défensif formé de Xabi Alonso, Essien et Khedira.

Mais c'est finalement Manchester City qui se montrait le plus défensif et attentiste, mardi.

Repliés dans leur camp, extrêmement prudents, les Anglais n'ont pas frappé une seule fois au but en première période. Dans ce premier acte, l'équipe de l'entraîneur Roberto Mancini subissait. Et s'ils ne cédaient pas, ils le devaient essentiellement à leur gardien Hart, auteur de quelques parades de grande classe face à Ronaldo (9) puis Higuain (12, 21).

Ronaldo décisif

La seconde période reprenait exactement sur le même scénario: Hart sortait à temps au pied devant Higuain et Marcelo plaçait deux bonnes frappes du gauche qui manquaient toutefois le cadre.

Mais tout à coup, le contre qu'avaient désespérément cherché City durant se présentait. Yaya Touré récupérait un ballon dans son camp et mettait le turbo. L'ancien Barcelonais servait ensuite le Serbe Dzeko, tout juste entré en jeu, qui ajustait Casillas dans la stupeur générale (68).

Dès lors, le match changeait de rythme: encouragés par ce but, les Anglais osaient davantage et Casillas sauvait les meubles en détournant la tentative de Kolarov (71).

Avec Modric et Benzema entrés sur le terrain, le Real jouait alors son va-tout. Et Marcelo ramenait ses partenaires à égalité d'une belle frappe du droit enveloppée des 18 m (75).

Revigorés par cette égalisation, les Merengue jetaient toutes leurs forces dans la bataille. Mais un coup franc de Kolarov surprenait les locaux et les plaçaient à nouveau dos au mur (2-1, 85).

Loin de se déclarer vaincus, les Madrilènes insistaient alors, utilisant des espaces béants entre les lignes. Et leur persévérance portait ses fruits: Benzema inscrivait ainsi du droit son premier de la saison.

Et lorsque, déjà dans le temps additionnel, Ronaldo rentrait côté gauche et plaçait une frappe hors d'atteinte de Hart, la fête était parfaite.

Le Paris SG bat Kiev 4-1

Le Paris SG, très nettement supérieur à un Dynamo Kiev battu 4-1, a réussi mardi ses retrouvailles avec la Ligue des champions et a montré qu'il avait sa place à ce niveau et le droit d'y nourrir des ambitions.

La victoire de Porto à Zagreb dans l'autre match du groupe A (2-0) renforce l'hypothèse d'un duel avec les Portugais pour la première place du groupe, avec un affrontement très important le 3 octobre au stade du Dragon.

Le Parc des Princes attendait cela depuis huit ans, alors le Paris SG a bien fait les choses.

La première clameur est venue quand a retenti la fameuse musique de la Ligue des champions, les trois suivantes sont venues saluer les buts d'Ibrahimovic (19e s.p.), Thiago Silva (29e) et Alex (32e), assommant en un quart d'heure un Dynamo Kiev dépassé. En toute fin de match, Pastore, servi par Nenê, a enfoncé le clou (90+1).

La grande question était de savoir si le talent acheté à prix d'or depuis l'été dernier par les nouveaux patrons qataris pourrait compenser le manque d'expérience collective dans l'épreuve-reine.

La réponse est venue très vite, avec une entame de match autoritaire, sous l'impulsion notamment d'un milieu de terrain Chantôme-Verratti-Matuidi à zéro match de C1 et zéro appréhension.

Face à un adversaire presque jamais dangereux, Thiago Silva a de son côté vécu une première assez tranquille sous le maillot parisien. Encore en manque de repères, le Brésilien a fait l'essentiel et même un peu plus avec son but.

Ibrahimovic lui a soigné sa moyenne avec son sixième but en cinq matches, un penalty plutôt généreux obtenu par Ménez.

La fin de match a été moins convaincante. Mais le PSG a néanmoins lancé un message: il est de retour et il est ambitieux. Il est certain que l'avertissement a été entendu dans un groupe A. Il a peut-être aussi franchi les frontières du groupe.

L'AC Milan concède le match nul

L'AC Milan, à la peine en Championnat, ne s'est pas rassuré en concédant un triste match nul sur sa pelouse contre les Belges d'Anderlecht (0-0), mardi, pour son premier match en Ligue des champions.

Les Milanais, qui restaient sur deux défaites d'affilée à San Siro en Championnat, n'ont pas montré un meilleur visage en C1. Brouillons en défense, quasiment inexistants au milieu de terrain, ils ont même passé les premières minutes avec la peur au ventre.

Milan s'est néanmoins procuré des occasions. A la demi-heure de jeu, Boateng, bien servi par Emanuelson, pouvait contrôler de la poitrine et armer une frappe, pas assez appuyée.

Trois minutes plus tard, Emanuelson se retrouvait seul devant Proto, suite à une ouverture de Nocerino. Le Hollandais ne lèvait pas assez la balle pour lober le gardien bruxellois.

En deuxième période, les Milanais se sont montrés sous un meilleur jour, sans parvenir à concrétiser au score. A l'heure de jeu, une tête d'El Shaarawy à bout portant obligeait Proto à un beau réflexe.

En face, Anderlecht n'a fait aucun complexe, n'hésitant pas à venir presser haut le Milan en début de match, avant de reculer petit à petit au fil de la rencontre, sans pour autant se désorganiser. La défense belge a parfaitement encadré Pazzini, qui n'a pas eu l'occasion de s'exprimer.

La plus belle occasion des visiteurs est à mettre au crédit de Biglia qui, seul face à Abbiati, tirait au-dessus (51). Mbokani, remuant, a également été très en vue.

Au vu de la rencontre, le match nul est logique. Pour l'AC Milan, il est inquiétant.



 
 



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