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Le règne continue au Stade Saputo

 
Agence QMI 
Etienne Bouchard
04/08/2012 21h44 - Mise à jour 04/08/2012 22h47
 
 
Soccer - Le règne continue au Stade Saputo
Andrew Wenger est félicité par ses coéquipiers après avoir ouvert la marque. 
© Pierre-Paul Poulin / Agence QMI


MONTRÉAL – Andrew Wenger et Felipe ont fait secouer les cordages, samedi, et l'Impact de Montréal a vaincu l'Union de Philadelphie par la marque de 2-0, devant plus de 18 500 personnes.

Grâce à ce quatrième gain consécutif à domicile, l'équipe montréalaise revendique 30 points et demeure au sixième rang du classement de l'association Est de la Major League Soccer (MLS).

«Les joueurs de l'Union sont venus ici en souhaitant garder le match serré. On se disait qu'il fallait être patient, mais augmenter le rythme lorsque nous avions le ballon. Le premier but a changé l'allure de la rencontre», a expliqué l'entraîneur des gagnants, Jesse Marsch.

Encore une fois, Patrice Bernier a réalisé un jeu savant pour permettre aux locaux de toucher la cible peu avant les arrêts de jeu de la demie initiale.

Justin Mapp a d'abord surpris l'Union sur un coup de pied de coin, car au lieu d'envoyer le ballon dans la zone de réparation, il a effectué une passe en retrait que le milieu de terrain québécois a saisie. Celui-ci a ensuite lobé le ballon vers le milieu de la zone et Wenger a touché de sa tête l'objet rond qui a atterri dans le filet, derrière un Zac MacMath totalement figé.

Pour la recrue, il s'agissait d'un quatrième but en 2012 et d'un premier depuis le 16 juin.

«C'est bien de profiter parfois de nos opportunités. Chaque soir, j'essaie de prouver aux entraîneurs que je peux faire le travail», a expliqué Wenger, qui n'a pas hésité à rendre hommage à sa brigade défensive pour cette victoire.

«Les gars en arrière font du boulot incroyable, ils nous gardent dans le match chaque fois. C'est plaisant de les voir à l'œuvre.» D'ailleurs, Marsch a louangé Wenger en ces mots : «Il démontre à chaque partie qu'il est dangereux. Il est fort, athlétique et talentueux».

Des visiteurs qui n'abandonnent pas

En retard d'un but, Philadelphie (7-11-2) n'a jamais lâché et aussitôt la seconde demie entamée, Ricketts a reçu de la visite. Lionard Pajoy a détalé en territoire ennemi à la 48e minute et il a fait fi de la présence de deux rivaux à ses côtés pour décocher un puissant tir qui est passé quelques centimètres au-dessus de la cage de l'Impact (9-13-3).

Pour sa part, Felipe Martins a bénéficié d'une opportunité en or peu avant l'heure de jeu lorsqu'il s'est amené devant MacMath, qui a néanmoins repoussé son tir bas en plongeant à sa droite.

Cependant, Felipe a anéanti les espoirs de l'Union à la 78e minute à l'aide d'une belle acrobatie. Sur un centre d'Hassoun Camara vers le gardien, il a expédié le ballon «à la volée» et MacMath n'a eu aucune chance en dépit de son plongeon.

«La confiance règne au sein de notre groupe actuellement. Nous voulions profiter de notre séquence à domicile, mais maintenant, il faut résoudre notre énigme : gagner à l'extérieur», a indiqué Marsch.

La foire éclate!

Mettant aux prises deux formations désespérées, le match a donné lieu à certains gestes disgracieux à la 69e minute.

En zone centrale, Nelson Rivas et Antoine Hoppenot luttaient pour la possession du ballon lorsque le joueur de l'Union a violemment projeté au sol son vis-à-vis. Le défenseur de l'Impact s'est relevé et a répliqué avec un coup de tête. Peu après, Jack McInerney est alors intervenu et a frappé Rivas.

Ce dernier et McInerney ont écopé de cartons rouges, forçant les deux équipes à évoluer à forces réduites.

Conséquemment, les deux hommes rateront le prochain duel de leur formation.

«Je n'ai pas clairement vu son geste, mais il n'a pas besoin d'agir ainsi, car c'est déjà un défenseur très intimidant, a commenté Marsch à propos de Rivas. C'est malheureux parce qu'il connaissait de bons moments.

«Espérons que ce ne sera qu'une partie de suspension, car Nelson est un élément important pour nous.»

«Dans le feu de l'action, les émotions peuvent se réchauffer et parfois, il se passe des choses sur le terrain, a renchéri Bernier à propos de l'incident. Mais après les expulsions, il fallait contrôler plus le ballon à cause de l'espace qu'il y avait à 10 contre 10. C'est ce que nous avons fait. […] On a été très bon, le but de Felipe nous a enlevé beaucoup de pression.»

À l'arrivée des journalistes dans le vestiaire des vainqueurs, Rivas avait déjà quitté les lieux.

 
 



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