L'Euro enflamme aussi Montréal

Soccer

Lionel Paulo © Joël Lemay / Agence QMI


Benoît Rioux

Dernière mise à jour: 08-06-2012 | 23h31

MONTRÉAL - Si la compétition se déroule de l'autre côté de l'Atlantique, soit en Pologne et en Ukraine, l'Euro de soccer vient également rejoindre son lot de partisans à Montréal.

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Pour le match d'ouverture, opposant la Grèce et la Pologne, plusieurs amateurs de ballon rond s'étaient donné rendez-vous, vendredi après-midi, au Café Saint-Laurent Frappé.

«L'ambiance va être encore plus folle lorsque les Portugais, les Allemands et les Espagnols seront en action», prévoit le propriétaire Lionel Paulo, qui est d'origine portugaise.

«Lors des grandes compétitions comme l'Euro, on retrouve un peu nos racines», observe-t-il par ailleurs, lui qui habite Montréal depuis plus de 35 ans.

«J'aime cette ville et sa nature cosmopolite, convient Christos Durante, un partisan de la Grèce, qui ne voulait surtout pas rater cette première partie. On se rend justement compte de la beauté des nombreuses communautés quand arrive un événement comme l'Euro.»

«Personnellement, mon père est Italien et ma mère est Grecque, poursuit le client. J'encourage d'abord la Grèce, jusqu'à ce que le club soit éliminé. Après, je vais me ranger du côté de l'Italie…»

À ses côtés, sa copine Rana arbore un drapeau grec, qui tient dans ses cheveux comme par magie. Elle en a également offert un à Élise, la serveuse de l'établissement.

«Je suis Libanaise, mais mon équipe est la Grèce, note-t-elle. C'est un pays avec lequel on a beaucoup d'affinités. Je ne suis pas une grande fanatique de sport, mais je suis ici pour accompagner mon copain et voir mes amis. Je profite du happening.»

De Farmington à Wroclaw

Un peu plus loin, deux Américains d'origine polonaise regardent la rencontre devant un gros pichet de bière.

«Nous sommes à Montréal pour le Grand Prix de Formule 1, mais nous avons quitté les essais libres pour venir voir le match de soccer», indique Andrew Gromowski, qui est accompagné par son oncle.

«L'Euro est un événement important pour la Pologne, qui est l'hôte du tournoi. Je vais d'ailleurs aller là-bas la semaine prochaine, au stade de Wroclaw, pour assister au match entre notre équipe et la République tchèque», ajoute le touriste originaire de Farmington, au Connecticut.

Gare aux Allemands et aux Espagnols

À propos des prédictions, la plupart des clients laissent parler leur cœur.

Le propriétaire affirme quant à lui que l'Allemagne et l'Espagne demeurent les grands favoris. Au sujet des Portugais, il espère que le pays sera en mesure de survivre au «groupe de la mort», qui inclut aussi les Pays-Bas, l'Allemagne et le Danemark.

«Il n'y a rien d'acquis, dit-il. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Même le Danemark, qui est négligé, pourrait surprendre. C'est une bonne équipe. Le groupe est vraiment équilibré.»

Après cette première journée, où une autre rencontre opposait la Russie et la République tchèque, le tournoi se poursuit dès samedi avec, en vedette, un duel Allemagne-Portugal. Au grand plaisir des différentes communautés montréalaises, l'Euro se poursuivra jusqu'au 1er juillet, jour de la grande finale.


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