Le Fleur-de-Lys, logo emblématique de l’Impact de Montréal, ne se retrouve pas juste sur le maillot de l’équipe. Il est également bien présent sur le terrain.
Lors de la traditionnelle photo d’équipe lundi, on pouvait compter un total de onze joueurs originaires du Québec. Voilà donc un signe que le soccer est en santé chez nous.
«Il y a dix ans, n’importe quel joueur européen aurait dominé notre ligue», raconte l’entraîneur-chef Marc Dos Santos. «Mais avec la croissance du soccer local, ce n’est plus le cas maintenant».
De bonnes acquisitions
Il est vrai que les deux meilleures acquisitions de l’équipe cette année ne viennent pas de l’étranger, mais bien de notre propre cour. Originaire du Plateau Mont-Royal, Antonio Ribeiro est rapidement devenu une pièce maîtresse de l’équipe depuis son retour en juillet dernier. Et que dire du Lavallois Ali Gerba, auteur de dix points à ses deux derniers matchs?
«Avec les départs de Roberto Brown et de Peter Byers, on aurait pu aller chercher de nouveaux joueurs étrangers», souligne le directeur technique Nick DeSantis. On a cependant préféré investir sur des gars d’ici».
La ligne de pensée
Favorisant le talent local, cette ligne de pensée est également observable un peu partout au sein de l’organisation.
À titre d’exemple, trois des cinq membres de l'équipe technique sont nés ici. Même son de cloche pour 26 des 28 joueurs de son Académie. Et tout ça, c’est sans compter la direction et le personnel administratif.
De nombreux francophones
Si le dossier semble épineux pour les autres organisations professionnelles de Montréal, la représentation francophone n’est certainement pas un problème chez l’Impact.
Surtout si on ajoute à l’équation le franco-ontarien Simon Gatti ainsi que les trois Français Philippe Billy, Anthony Le Gall et Richard Pelletier. Lorsque l'on additionne tout cela, on se rend compte que près de 60 % de l’effectif s’exprime en français, soit 15 joueurs sur 26.
Dans ce groupe, on compte un heureux mélange de Québécois pure laine et de joueurs d’origines italienne, portugaise, marocaine et même congolaise. On en est même à se demander si l’Impact n’est pas un échantillon de la société québécoise.
Une autre réalité
À la défense des Alouettes et du Canadien, on comprend cependant que la réalité de la LCF et de la LNH n’a rien à voir avec celle de la USSF-2. Par exemple au football, il serait impensable de se priver du talent américain.
Au hockey, avec tous les millions à l’enjeu, il serait encore plus fou de fermer la porte à l’élite russe, suédoise ou tchèque.
Il reste néanmoins que le Tricolore comptait sur 14 Québécois lors de la dernière conquête de la coupe Stanley en 1993. Lors de l’ouverture du camp en septembre prochain, on en comptera trois ainsi qu’un franco-ontarien.