Après une première moitié de saison semée d'embûches, l'Impact s'est ressaisi sous la gouverne de son jeune entraîneur-chef et s'est frayé un chemin jusqu'en séries éliminatoires.
Après avoir terminé au cinquième rang en saison régulière, la formation montréalaise a remporté quatre matchs consécutifs en séries et éliminé coup sur coup deux puissances de la USL-1, soit le Battery de Charleston et les Islanders de Porto Rico.
Avec ce parcours remarquable, Marc Dos Santos pourrait réaliser le rêve de tout jeune entraîneur : gagner les deux derniers matchs de la saison et mettre la main sur le championnat de la USL-1.
À quelques heures du premier match de cette série, l'entraîneur de 31 ans a livré ses réflexions sur sa première saison à la barre de l'Impact, les récents succès de sa formation et ses derniers adversaires de la saison.
Après le parcours difficile que vous avez connu cette saison, êtes-vous étonné de vous retrouver en finale?
J'ai toujours cru au groupe de joueurs que nous avons sur le terrain. On a toujours persévéré dans notre travail. On a toujours été positif même dans les pires moments.
Quand je suis devenu entraîneur de l'équipe, j'ai tout de suite dit aux joueurs que nous allions devenir les champions de la USL, que c'était notre objectif de la saison. Je savais que ce serait difficile de se rendre en finale.
Vous y croyiez quand même après la pire défaite de la saison, celle de 3-0 au Minnesota?
Oui. Bien sûr, il fallait s'adapter et réaliser les bons changements tactiques dans le cours de la saison. J'ai toujours dit qu'il fallait d'abord se qualifier pour les séries. Ensuite, tout était possible.
L'Impact joue contre un adversaire qu'il connaît bien, les Whitecaps, qui a terminé au septième rang en saison régulière...
Nous regardons Vancouver comme une équipe qui a éliminé des adversaires coriaces, Portland et la Caroline, qui avaient terminé au premier et au deuxième rangs de la Ligue.
Il existe une grande parité dans la Ligue. Entre la première et la septième place, entre Porto Rico, Rochester ou Charleston, il n'y a pas une si grande différence. Les Whitecaps sont dangereux.
Il existe une animosité entre Montréal et Vancouver. Les Whitecaps ont accusé Montréal d'avoir provoqué leur élimination du championnat canadien cette année. Verront-ils cette finale comme une douce revanche?
S'ils jouent avec un esprit de vengeance, tant pis pour eux. Nous serons plus alertes, nous serons sur nos gardes. Ce sera bon pour nous.
Vous êtes sur une lancée. Risquezvous de souffrir d'un excès de confiance lors de la finale?
Nous sommes confiants, nous savons que nous pouvons gagner. Mais les joueurs sentent surtout qu'ils ont la responsabilité de remporter le match à Vancouver avant de revenir jouer le dernier match à Montréal devant nos partisans. Les deux formations ont bien joué en séries. On sait tous que les deux équipes seront très concentrées et très organisées.
Quelles sont les forces et les faiblesses de Vancouver?
Nous devrons faire très attention à leurs gros attaquants -Haber, Gbeke, Nash. Il faut prévenir les longs ballons devant notre but parce que c'est là que leurs attaquants peuvent nous faire mal.
Vancouver peut aussi faire mal dans les situations de ballons arrêtés. Leur principale faiblesse se trouve entre le milieu de terrain et les défenseurs. Nos deux attaquants peuvent aussi donner des problèmes à leurs arrières centraux.
La ligne défensive de l'Impact peut-elle se mesurer aux gros attaquants des Whitecaps?
On l'a fait cinq fois cette année. Ils ont gagné les deux premiers affrontements. Nous avons gagné les trois derniers. En séries, il faut tout oublier. On doit maintenant se concentrer sur les deux prochains matchs. Nos défenseurs, Pizzolitto, Pesoli, Joqueviel, Braz, deRoux, ont tous les atouts pour contrer leurs attaques.
Dans une de vos premières entrevues à titre d'entraîneur-chef de l'Impact, vous parliez d'un rêve, celui de remporter le championnat de la USL-1. Est-il à votre portée?
Il faut créer des images fortes et les transmettre à ces joueurs. Un groupe de joueurs doit rêver ensemble à un objectif commun. Et ce sont ces images qui peuvent devenir réalité, qui te font travailler chaque jour à l'entraînement, qui te font traverser des situations difficiles. Oui, nous croyons que nous pouvons gagner le championnat, qu'il est à notre portée