Alain Bergeron
Agence QMI

Course critique pour Alex Harvey

Course critique pour Alex Harvey

Alex Harvey.Photo Pascal Huot / Agence QMI

Alain Bergeron

Quatrième au cumulatif du Tour de ski, le Québécois Alex Harvey a déjà un peu la tête au skiathlon de 30 kilomètres du milieu de semaine, même s'il devra d'abord se soumettre au sprint en style classique, aujourd'hui, à Canmore.

Cette longue épreuve partagée entre le classique et le pas de patin viendra durcir l'enjeu avec comme conséquence que Harvey saura alors si le podium à l'issue du tour continuera de scintiller où s'il sortira de son champ de vision.

«Je pense que c'est là que ça va se jouer», a-t-il reconnu, après avoir retrouvé le parcours qu'il avait déjà apprivoisé durant un camp d'entraînement de 10 jours en février.

«Je suis convaincu aussi que Sundby va être agressif», envisage Harvey au sujet du Norvégien qui le suit à une seconde au classement.

En plus de l'usure qu'il créera sur les prétendants, ce skiathlon cache une cruauté. Quatre passages durant la course offriront des secondes de bonification, allant de 15 pour le premier jusqu'à une pour le 10e. Le plus gourmand pourrait donc gruger une minute.

Ce type de course qu'il qualifie comme sa favorite et qui lui avait valu une médaille de bronze aux championnats mondiaux de l'an dernier, le skieur de Saint-Ferréol la juge critique dans son objectif de terminer parmi les trois premiers au terme de ce tour.

D'abord le sprint!

«C'est un gros défi, mais aussi un beau défi qui est réaliste», dit-il en écartant pour l'instant la rêverie de dégommer le Russe Sergey Ustiugov du premier rang.

«Je ne suis pas encore rendu à envisager de gagner. Il faudra que les deux gars devant (Ustigov et Petter Northug) aient une défaillance. Mais pour le troisième (Emil Iversen), par contre, avec une ou deux très bonnes journées de ma part, ce sera possible de revenir sur lui sans même qu'il ait une grosse défaillance.»

Mais il y a d'abord un mardi avant un mercredi. Le sprint de mardi, joué sur un parcours jugé difficile, pourrait convenir à Harvey, un peu à l'image de celui de vendredi à Québec où il avait terminé deuxième. L'effort commandé pourrait durer 3 m 45 s et peut-être au-delà, ce qui pourrait tourner en sa faveur.

«Ça peut être bon pour Northug et Sundby aussi, mais peut-être moins favorable pour les sprinteurs purs. Dans mon cas, c'est souvent en quart de finale que c'est le plus difficile parce que les sprinteurs sont encore frais à ce moment. Ensuite en demi-finale, par contre, plusieurs commencent à fatiguer tandis que moi, je conserve mon niveau.»

Du bluff?

Après deux jours de relâche, dont celle de dimanche consacrée au voyage vers l'Alberta, les principaux ténors ne trahissaient pas de fatigue durant l'entraînement de lundi.

«Il faut dire aussi qu'il y en a qui aiment jouer une "game" en simulant une attitude», nous met en garde Harvey.

«C'est sûr que la fatigue va commencer à entrer à un moment ou un autre, surtout après le 30 km. Mais pour l'instant, je me sens bien», assure-t-il.

Et ça ne semblait pas du bluff!

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