Alain Bergeron
Agence QMI

Alex Harvey termine quatrième de la poursuite

Alain Bergeron

QUÉBEC - Si la foule lui avait donné des ailes vendredi, celle de samedi a fourni l'essence dans le gros moteur qu'avait Alex Harvey. Sur les plaines d'Abraham qui avaient des airs de carte postale, le chouchou du jour s'est acoquiné avec l'impérial Martin Johnsrud Sundby pour terminer quatrième et signer le deuxième meilleur chrono de la poursuite de 15 km et ainsi croire de plus en plus au podium à l'issue du Tour de ski du Canada.

Ce jeu de la poursuite a ceci de tordu qu'il identifie comme gagnant du jour le premier entré à la ligne, en l'occurrence le Russe Sergey Ustiugov, qui conserve le maillot de meneur qu'il porte depuis la première étape. Mais il ne dit pas l'écart énorme que Harvey et Sundby ont grugé avec le trio de tête, tellement que le suspense se concentre dorénavant sur les cinq premiers pour la deuxième moitié du tour.

Harvey partait avec une minute et 57 secondes de retard sur le premier, ce qui a fait que son deuxième meilleur temps ne lui a valu que la quatrième place.

«C'est une journée comme je l'avais espérée en coupant de moitié l'écart avec le troisième comme je l'ai fait. La grosse chose pour moi aussi, c'est de savoir que celui qui portait le no 6 (le Norvégien Finn Haagen Krogh) est revenu à 10 secondes de moi durant la course, mais qu'il a ensuite complètement explosé», a commenté le Québécois, qui a salué l'apport «d'une foule encore une fois extraordinaire».

Avec Sundby

En s'élançant seulement 17 secondes avant Sundby, on se doutait bien que Harvey n'allait pas s'engager en solo dans sa chasse à l'homme pour rejoindre le Norvégien Emil Iversen, parti 92 secondes plus tôt. Dès le troisième kilomètre, un pacte était déjà signé entre lui et Sundby.

Ensemble, ils ont avalé une quarantaine de secondes sur Iversen, grand perdant du jour après avoir été contraint d'abandonner avec un tour à jouer son partenaire de chasse à lui, Petter Northug.

«Je savais que lorsqu'il arriverait dans mes skis, il (Sundby) ne voudrait pas prendre les devants tout de suite. J'ai donc continué de garder un bon rythme, surtout pour ne pas que Krogh revienne. C'était un moment critique dans la course», a expliqué l'athlète de Saint-Ferréol, dont la journée de travail a duré 34 m 24 s en comparaison aux 34 m 8 s de Sundby et 34 m 31 s d'Ustiugov.

«Il est dans une forme exceptionnelle, il n'y a pas de doute. Tout le monde a dû puiser dans ses réserves et on voit qu'il y en a qui n'ont pas réussi à maintenir l'effort», a analysé son entraîneur Louis Bouchard.

Merci Québec

Avec le résultat de samedi et sa deuxième place au sprint de vendredi, Harvey peut envoyer la main à Québec pour sa contribution dans son objectif d'un podium à l'issue de ces finales de la Coupe du monde. La caravane se transporte à Canmore pour les quatre épreuves restantes à compter de mardi et le skieur de 27 ans garde dans sa mire Emil Iversen, à vue de nez de lui à 52 secondes.

Dans le cas de Petter Northug, deuxième au tableau, la veillée est encore jeune et Harvey ne le situe pas dans ses priorités pour l'instant. «Je l'oublie pour le moment, mais au moins, je peux croire au podium», dit-il.

Il ne devra jamais oublier son «ami» Sundby, cependant...


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