Etienne Bouchard
Agence QMI

Marie-Michèle Gagnon triomphe à Soldeu

Etienne Bouchard

MONTRÉAL - Quand le père de Marie-Michèle Gagnon a reçu dimanche matin un message texte de sa fille lui souhaitant un joyeux anniversaire, il ne se doutait sûrement pas du cadeau que la skieuse de Lac-Etchemin allait lui faire sur les pentes de Soldeu, dans la principauté d'Andorre.

La jeune femme de 26 ans a souligné cette journée spéciale de digne façon en remportant l'épreuve du super-combiné de cette Coupe du monde, faisant ainsi la barbe à la grande Lindsey Vonn, modeste 13e en raison d'une fracture de fatigue au genou gauche. Grâce à un chrono global de 1 min 43,66 s pour ses deux descentes, la gagnante a obtenu le deuxième titre de sa carrière au sein du circuit, après celui acquis en 2014 à Altenmarkt, en Autriche.

Durant une conférence téléphonique, il était possible de sentir la joie dans la voix de celle ayant devancé la la Suissesse Wendey Hodener par 0,20 et la Française Anne-Sophie Barthez par 0,61 avec une deuxième performance sans tache.

«C'est le plus beau cadeau que je pouvais faire à mon père! Revenir sur le podium, après une troisième place (au slalom) en Suisse il y a deux semaines, est très excitant, s'est-elle exclamée. Aujourd'hui, ça vaut beaucoup pour moi et c'est une journée mémorable.»

Pourtant, Gagnon n'en attendait pas autant.

«Après la première descente, j'étais 13e, mais j'espérais finir sur le podium, sans nécessairement gagner, a-t-elle ajouté au sujet de son temps initial de 58,00 s. Par contre, j'ai pris de la confiance et quand j'ai vu ma coéquipière Candace Crawford bien performer sur la piste, ça m'a donné un bon coup de tête.»

«Ce fut deux descentes solides, sans erreur majeure, et j'ai eu la bonne attitude malgré les conditions de la piste», a poursuivi la skieuse qui a dû affronter la neige.

Le déclic

Ayant terminé 23e la veille au super-G, Gagon connaît ses meilleurs moments. Elle croit que le meilleur reste à venir d'ici la fin de la campagne.

«Aujourd'hui, j'étais au-dessus de mes skis et ce résultat montre que ce n'est pas un événement isolé. Ça prouve que les améliorations techniques effectuées l'été passé ont porté fruit. Il me reste encore six courses et j'espère poursuivre ma lancée», a-t-elle indiqué.

Mais le facteur psychologique n'est pas à oublier.

«Je pense que le déclic s'est fait à ce niveau. En début de saison, on a eu de nouveaux entraîneurs et j'ai essayé de nouvelles choses. En modifiant mon approche mentale, en socialisant davantage et en regardant les vidéos, les changements ont été positifs, a-t-elle émis. Par contre, il faut avoir du plaisir et ne pas toujours être by the book. Parfois, il faut changer un peu la routine avec une partie de volleyball ou un bon verre de vin, par exemple.»

Par ailleurs, Crawford (1:45,43) a fini neuvième, à 1,77 de sa compatriote. Marie-Pier Préfontaine a pour sa part conclu au 35e échelon avec un temps de 1:47,80.

Aussi sur Canoe.ca




Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos